Selon Moscou, le cinéaste Oleg Sentsov ne se «plaint de rien» malgré sa grève de la faim

PRISON En grève de la faim dans sa cellule depuis trois mois, le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov ne se plaindrait « de rien » selon les autorités pénitentiaires russes...

20 Minutes avec AFP

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Le réalisateur ukrainien Oleg Sentsov, opposant à l'annexion de la Crimée par la Russie et détenu depuis plus d'un an à Moscou pour "terrorisme", à Rostov-sur-le-Don le 21 juillet 2015
Le réalisateur ukrainien Oleg Sentsov, opposant à l'annexion de la Crimée par la Russie et détenu depuis plus d'un an à Moscou pour "terrorisme", à Rostov-sur-le-Don le 21 juillet 2015 — SERGEI VENYAVSKY AFP

Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, incarcéré en Russie alors qu’il a récemment entamé le troisième mois d’une grève de la faim, « ne se plaint de rien » selon les autorités pénitentiaires russes. Emmanuel Macron a de nouveau plaidé, ce vendredi, au cours d’un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, « plusieurs propositions » afin de « trouver de façon urgente une solution humanitaire » pour le cinéaste qui a entamé une grève de la faim le 14 mai.

Cet opposant de 42 ans à l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 a été condamné en 2015 à 20 ans de prison pour « terrorisme » et « trafic d’armes » à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par Amnesty International.

Un état de santé « qui semble se dégrader dangereusement »

Selon l’Elysée, Vladimir Poutine s’est en revanche « engagé à répondre » à ces propositions comme à « donner rapidement des éléments sur l’état de santé » du détenu - dont la famille affirme qu’il est proche de la mort. D’où « l’inquiétude » d’Emmanuel Macron sur son état de santé, qui « semble se dégrader dangereusement ».

Oleg Sentsov a refusé un transfert dans un hôpital municipal, « expliquant qu’il ne se considérait pas comme un malade », selon la Commission de surveillance publique des prisons. Le cinéaste avait déjà refusé ce transfert il y a quelques jours, au motif qu’il craignait pour sa santé.

L’Ukraine a appelé les Occidentaux à « renforcer la pression sur la Russie pour le faire libérer ».