Royaume-Uni: Le Parti conservateur ouvre une enquête interne sur Boris Johnson après ses propos polémiques sur la burqa

CONTROVERSE Des propos controversés sur la burqa de l'ex-ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, ont entraîné l'ouverture d'une enquête interne au sein du Parti conservateur... 

20 Minutes avec AFP

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Boris Johnson à la sortie de son domicile le 15 juillet 2016 à Londres
Boris Johnson à la sortie de son domicile le 15 juillet 2016 à Londres — DANIEL LEAL-OLIVAS AFP

La sortie remarquée de Boris Johnson sur la burqa ne lui aura pas seulement valu de faire la une des médias britanniques pendant plusieurs jours d’affilée. L’ex-ministre des Affaires étrangères de Theresa May, connu pour ses déclarations polémiques, s’expose en effet désormais à une enquête interne du parti conservateur.

En cause : un éditorial du Daily Telegraph publié lundi, où il comparait les femmes en burqa à des « boîtes aux lettres » et des « braqueuses de banque ».

Boris Johnson refuse de s’excuser

Face au tollé provoqué par cette déclaration – y compris dans son propre parti, qui a reçu de nombreuses plaintes –, l’enquête en question devra déterminer si Boris Johnson a contrevenu au code de conduite de sa formation politique. Celui-ci dispose que les membres doivent « montrer l’exemple pour favoriser et entrenir le respect et la tolérance ».

L’ancien maire de Londres – qui refuse pour l’instant de s’excuser, malgré la demande de plusieurs collègues, dont le chef du Parti conservateur, Brandon Lewis – risque théoriquement l’exclusion du parti conservateur, même si un tel scénario paraît improbable, comme l'explique The Independent.

Si l’enquête réunit assez d’éléments pertinents, un comité de discipline d’au moins trois personnes devra déterminer si Boris Johnson a enfreint des règles et transmettre ses conclusions à Theresa May et aux dirigeants du Parti conservateur. Ces derniers seront décisionnaires d’une éventuelle sanction.

Malgré les critiques, l’ex-ministre des Affaires étrangères, qui a démissionné début juillet pour marquer son désaccord avec un Brexit « doux », a reçu plusieurs soutiens. La patronne de Scotland Yard, Cressida Dick, a notamment soutenu qu’il « n’a pas commis de crime » tandis que le célèbre « Mr. Bean », le comédien Rowan Atkinson, a plaidé pour la « liberté de moquer la religion ».