VIDEO. Argentine: Des incidents ont éclaté après le rejet de la légalisation de l'avortement

MANIFESTATIONS Les pro-IVG se sont massivement rassemblés aux abords du Congrès, brandissant notamment des foulards verts…

H. B. avec AFP

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Des incidents isolés ont éclaté après l'annonce des résultats du vote.
Des incidents isolés ont éclaté après l'annonce des résultats du vote. — Natacha Pisarenko

« La lutte pro-IVG continue »… Les sénateurs argentins ont rejeté ce jeudi la légalisation de l’avortement dans le pays du pape François, mettant un terme aux espoirs des organisations féministes. Quelques minutes après l’annonce des résultats du vote, des incidents isolés ont éclaté.

Sur la place du Congrès, les mines des militants pro-IVG étaient dépitées, les larmes coulaient sur les visages des partisans de la légalisation de l’avortement.

« Cela ne fait que commencer »

Les pro-IVG, qui étaient massivement rassemblés depuis mercredi matin aux abords du Congrès, brandissaient les foulards verts, symbole des revendications d’avortement légal, libre et gratuit. « Avortement légal, à l’hôpital », entonnaient sans relâche des milliers d’adolescentes et de jeunes femmes, grimées de vert. « Souvenez-vous de ces noms », a lancé une jeune femme en regardant sur un téléviseur s’afficher les noms des sénateurs qui ont rejeté le texte.

Déçue, Camila Sforza, 21 ans, tentait de faire contre mauvaise fortune bon cœur : « Cela ne fait que commencer. Tout ce mouvement va continuer jusqu’à obtenir l’Interruption volontaire de grossesse (IVG). Cette question est dans tous les esprits, on va y arriver », a-t-elle déclaré.

Des tirs de canon à eau et de grenades lacrymogènes

Une poignée de manifestants isolés ont incendié des palettes contre une des deux rangées de grilles séparant les deux camps pro et anti-IVG, et lancé des pierres sur les policiers anti-émeutes. La police a riposté par des tirs de canon à eau et de grenades lacrymogènes.

Ces deux dernières années, les mouvements féministes avaient donné un élan considérable à la revendication du droit à l’avortement en Argentine, conduisant le président argentin de centre-droit Mauricio Macri à ouvrir le débat au parlement, pour la première fois de l’histoire du pays sud-américain.