ONU: Michelle Bachelet nommée aux droits de l'homme

MONDE L'ex-présidente chilienne doit remplacer le Jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein, critique acerbe de Donald Trump...  

20 Minutes avec AFP

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L'ex-présidente du Chili Michelle Bachelet, le 30 janvier 2015 à Guatemala
L'ex-présidente du Chili Michelle Bachelet, le 30 janvier 2015 à Guatemala — AFP

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a nommé mercredi l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet à la tête du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, en remplacement du Jordanien Zeid Ra’ad Al Hussein, critique acerbe du président américain Donald Trump.

A 66 ans, Michelle Bachelet fait partie des femmes politiques les plus puissantes au monde. Elle a été la première directrice d’ONU Femmes, l’agence des Nations unies promouvant l’égalité entre femmes et hommes, à sa création, en 2010. Fille d’un général opposé au régime d’Augusto Pinochet, elle a été détenue et torturée par la police politique du dictateur en 1975. Sa nomination, annoncée dans un communiqué mercredi, doit encore être validée par l’Assemblée générale, qui est composée des 193 Etats membres de l’ONU.

En qualifiant de « raciste » le Premier ministre hongrois Viktor Orban et de « dangereux » le président américain Donald Trump, son prédécesseur au Haut-Commissariat aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a souvent provoqué la controverse, perdant ainsi le soutien de plusieurs pays influents. Cela l’a poussé à ne pas solliciter de second mandat.

« Championne des droits des femmes »

Des organisations de défense des droits de l’homme avaient cependant exprimé des inquiétudes quant à la possibilité que le secrétaire général de l’ONU remplace Zeid Ra’ad Al Hussein par une personnalité moins virulente.

« Si elle est choisie, (Michelle) Bachelet aura l’un des emplois les plus difficiles au monde, à un moment où les droits de l’homme subissent une attaque généralisée », estimait avant l’annonce d’Antonio Guterres le directeur de Human Rights Watch, Kenneth Roth. « En tant que victime elle-même, elle amène à ce rôle une perspective unique sur l’importance d’une défense vigoureuse des droits humains », ajoute-t-il.

La socialiste, pédiatre de formation, a été la première femme présidente du Chili, entre 2006 et 2010 et à nouveau de 2014 à 2018. L’année dernière, Antonio Guterres l’a nommée pour faire partie d’un conseil consultatif de haut niveau pour le conseiller sur des initiatives de médiation. Le secrétaire général de l’ONU l’avait qualifiée de « championne des droits des femmes à long terme ».

 

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