Twitter défend son choix de ne pas censurer le conspirationniste Alex Jones

INTERNET Le complotiste américain a été banni de la quasi-totalité des réseaux sociaux en moins de 24 heures…

H. B. avec AFP

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L'animateur américain Alex Jones, le 17 avril 2017 à son arrivée au tribunal, à Austin, au Texas.
L'animateur américain Alex Jones, le 17 avril 2017 à son arrivée au tribunal, à Austin, au Texas. — Tamir Kalifa/AP/SIPA

Twitter assume sa décision. Le patron-fondateur du réseau social Jack Dorsey a défendu mardi son choix de ne pas suspendre au nom du « débat public » Alex Jones, le fondateur du site InfoWars, personnalité américaine médiatique affiliée à l’extrême droite.

Les géants d’internet, à l’exception de Twitter, ont lancé lundi une offensive contre le conspirationniste, désormais privé d’accès sur Facebook, YouTube, Apple et Spotify. Ces sanctions dénoncées par l’extrême droite qui y voit un complot.

« Il n’a pas enfreint nos règles »

Mais mardi, le patron de Twitter Jack Dorsey est monté lui-même au créneau pour affronter les critiques sur sa propre plateforme, dans une série de messages. « Nous n’avons pas suspendu Alex Jones ou InfoWars hier (lundi). Nous savons que c’est dur pour beaucoup mais la raison est simple : il n’a pas enfreint nos règles », a-t-il expliqué.

« Des comptes, comme ceux d'(Alex) Jones, peuvent souvent présenter des sujets de façon sensationnaliste et diffuser des rumeurs infondées, il est donc indispensable que les journalistes examinent, valident et réfutent de telles informations directement de façon à ce que les gens puissent se faire leur propre opinion », a plaidé Jack Dorsey, refusant de « succomber aux pressions extérieures » et revendiquant l’impartialité.

« Nous avons besoin d’une gouvernance plus intelligente d’Internet », estime Mounir Mahjoubi

Même le secrétaire d’Etat chargé du Numérique Mounir Mahjoubi a interpellé le fondateur de Twitter, rappelant «les lois et la Constitution» en vigueur dans les démocraties. « Nous avons besoin d’une gouvernance plus intelligente d’Internet », a insisté Mounir Mahjoubi.

Les réseaux sociaux, à commencer par Facebook et Twitter, sont régulièrement critiqués pour la gestion de leurs contenus, accusés de ne pas assez lutter contre des discours de haine notamment, mais aussi, à l’inverse, d’être parfois trop prompts à supprimer comptes et contenus.