Iran: Les sanctions de Washington entrent en vigueur, Téhéran dénonce une «guerre psychologique»

TENSIONS Le président iranien Hassan Rohani accuse les Etats-Unis de vouloir diviser le peuple iranien...

20 Minutes avec AFP

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Les relations dipliomatiques entre Donald Trump et le président iranien Hassan Rohani sont tendues.
Les relations dipliomatiques entre Donald Trump et le président iranien Hassan Rohani sont tendues. — HO, NICHOLAS KAMM / AFP / IRANIAN PRESIDENCY

Les sanctions commerciales ont pris effet ce mardi en Iran. Cette première salve imposée par les Etats-Unis vise à renforcer la pression économique sur Téhéran, après le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien. Hassan Rohani accuse Washington de « vouloir lancer une guerre psychologique » contre l’Iran.

Le président iranien a réagi dans un entretien télévisé. « Associer des négociations à des sanctions c’est insensé. Ils imposent des sanctions aux enfants iraniens, aux malades et à la nation », a-t-il lancé. Rohani accuse Washington de « vouloir lancer une guerre psychologique contre la nation iranienne et provoquer des dissensions » parmi les Iraniens. « Si vous êtes un ennemi et que vous poignardez quelqu’un avec un couteau, et qu’ensuite vous dites que vous voulez des négociations, la première chose à faire c’est d’enlever le couteau », a résumé le président.

Donald Trump appelle l’Iran à négocier

Il s’agit de la première réaction de Hassan Rohani aux appels à négocier lancés par le président américain Donald Trump, qui affirme rester « ouvert » à un « accord plus global qui concernerait l’ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme ».

La première vague de sanctions américaines, qui a pris effet mardi à 4h01 GMT, comprend des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale.

Intensifier la pression

Donald Trump, qui a adopté une attitude très hostile envers l’Iran depuis son arrivée au pouvoir, veut « intensifier la pression sur Téhéran pour qu’il change de comportement ». Il reproche entre autres à ce pays son soutien au président syrien Bachar al-Assad, aux rebelles Houthis au Yémen ou encore au Hamas à Gaza et au Hezbollah libanais.

Le rétablissement des sanctions économiques a été décidé après le retrait unilatéral de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien négocié entre l’Iran et les grandes puissances. L’Union européenne a, elle, regretté le rétablissement des sanctions et confirmé sa « détermination à protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l’Iran ». Une législation spécifique en ce sens entrera en vigueur ce mardi.

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