Attentats du 11-Septembre: «Il a subi un lavage de cerveau à 20 ans», raconte la mère d'Oussama Ben Laden

AL-QAIDA Alia Ghanem, qui vit désormais à Djeddah en Arabie Saoudite avec sa famille, est revenue longuement sur la vie de son fils…

H. B.

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Oussama Ben Laden dans une vidéo de propagande d'Al-Qaida datée du 7 septembre 2007.
Oussama Ben Laden dans une vidéo de propagande d'Al-Qaida datée du 7 septembre 2007. — SIPA

C’est la première fois qu’elle s’exprime publiquement. Dix-sept ans après les attentats du 11-Septembre, la mère d’Oussama Ben Laden est sortie du silence en accordant une interview au quotidien britannique The Guardian.

Alia Ghanem, qui vit désormais à Djeddah en Arabie Saoudite avec sa famille, est revenue longuement sur la vie de son fils. « Il était un très bon gamin. […] Il était très droit. Très bon à l’école. Il aimait vraiment étudier », raconte-t-elle. « Au début, nous étions très fiers de lui. Même le gouvernement saoudien le traitait d’une manière très noble et respectueuse. Et puis Oussama le moudjahid est arrivé. »

« Les gens de l’université l’ont changé »

Pour Alia Ghanem, la radicalisation de son fils a débuté à l’université de Djeddah où il étudiait l’économie. « Les gens de l’université l’ont changé (…) » explique-t-elle. « Je lui disais toujours de rester loin d’eux, et il ne me disait jamais ce qu’il faisait, parce qu’il m’aimait tellement. »

Pour elle, c’est une certitude, l’ancien chef de l’organisation terroriste islamiste Al-Qaida « a rencontré des gens qui lui ont fait subir un lavage de cerveau au début de la vingtaine. »

Oussama djihadiste ? « Ça ne m’a jamais traversé l’esprit »

Alia Ghanem a-t-elle déjà soupçonné que son fils pourrait devenir un djihadiste ? « Ça ne m’a jamais traversé l’esprit », affirme-t-elle. « Nous étions extrêmement choqués. Je ne voulais pas que cela arrive », a-t-elle ajouté avant de préciser qu’elle a vu son fils « pour la dernière fois en Afghanistan en 1999 ».

Le journaliste du Guardian raconte que convaincre la famille d’ Oussama Ben Laden de parler a été long et compliqué. Elle n’était « pas sûre » de l’intérêt d'« ouvrir de vieilles plaies ». Elle a fini par donner son accord « après plusieurs jours de discussion ».