Elections au Zimbabwe: L'UE dénonce «l'inégalité des chances» entre les candidats

POLITIQUE Les observateurs déployés sur le terrain ont notamment fait état « d’efforts pour saper l’expression en toute liberté de la volonté des électeurs »…

20 Minutes avec AFP

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Une affiche invitant à voter pour Emmerson Mnangagwa, actuel président du Zimbabwe, à la prochaine élection présidentielle le 30 juillet 2018.
Une affiche invitant à voter pour Emmerson Mnangagwa, actuel président du Zimbabwe, à la prochaine élection présidentielle le 30 juillet 2018. — Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

« Des intimidations légères, des pressions et des contraintes… ». Les observateurs de l’Union européenne (UE) ont dénoncé ce mercredi « l’inégalité des chances » entre les candidats aux élections générales au Zimbabwe, premiers scrutins sans Robert Mugabe, tombé en novembre après trente-sept ans au pouvoir.

« Le climat politique s’est amélioré, (…) le vote s’est déroulé de manière pacifique, mais l’inégalité des chances (entre candidats), les intimidations d’électeurs et le manque de confiance dans le processus électoral ont miné l’environnement pré-électoral », a dénoncé l’UE dans un communiqué.

« Des inquiétudes concernant le climat des élections et le mauvais usage des médias »

Les observateurs déployés sur le terrain ont fait état « d’efforts pour saper l’expression en toute liberté de la volonté des électeurs », a ajouté le chef des observateurs de l’UE Elmar Brok, citant « des intimidations légères, des pressions et des contraintes » contre des électeurs pour qu’ils votent « en faveur du parti au pouvoir ».

« Les droits politiques ont été en grande partie respectés, mais il y a des inquiétudes concernant le climat des élections et le mauvaise usage des médias », a-t-il encore dit dans une conférence de presse à Harare.

Des élections présidentielle, législatives et municipales étaient organisées lundi au Zimbabwe. Le parti au pouvoir depuis 1980, la Zanu-PF, a remporté la majorité absolue de sièges à l’assemblée nationale, selon des résultats officiels mercredi. Les résultats de la présidentielle n’ont pas encore été annoncés, mais le leader de l’opposition, Nelson Chamisa du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a affirmé qu’ils étaient en train d’être truqués.