États-Unis: Un couple gay forcé de descendre d'un avion pour laisser sa place à un couple hétérosexuel

HOMOPHOBIE La compagnie aérienne évoque une simple « erreur de réservation », mais le couple estime avoir été victime de discrimination homophobe…

20 Minutes avec agence

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Un avion de la compagnie Alaska Airlines (illustration).
Un avion de la compagnie Alaska Airlines (illustration). — BriYYZ/Flickr

Un couple homosexuel affirme avoir été victime de discrimination sur un vol entre New York et Los Angeles (États-Unis), rapporte le HuffPost. David Cooley a raconté sa mésaventure dans un long message publié sur son compte Facebook ce dimanche.

Il explique avoir été « débarqué de l’avion » au départ de l’aéroport de New York par la compagnie aérienne. Sa place et celle de son compagnon ont été réattribuées à un couple hétérosexuel souhaitant voyager côte à côte.

Rétrogradé en seconde classe

« Mon compagnon de voyage et moi étions assis dans nos sièges attitrés depuis un moment, quand nous avons été approchés par l’hôtesse de l’air. Celle-ci a demandé à mon compagnon de passer de la première classe à la seconde pour qu’un couple puisse s’asseoir ensemble », raconte l’homme. « J’ai expliqué que nous étions aussi un couple et que nous voulions être assis à côté ».

David Cooley explique ensuite avoir été contraint par l’hôtesse de se diriger vers la seconde classe… ou de descendre de l’appareil. « Nous ne pouvions pas supporter ce sentiment d’humiliation pendant un vol à travers tout le pays et avons quitté l’avion », poursuit-il sur Facebook.

Il dénonce un « traitement de faveur »

Indigné, l’Américain dénonce « un traitement de faveur » à l’attention « d’un couple hétérosexuel ». Après l’incident, il envisage de boycotter la compagnie. « Nous ne pourrons plus jamais embarquer avec Alaska Airlines ou leur groupe Virgin Airlines », écrit-il.

Interrogée par le magazine Newsweek, la compagnie aérienne évoque une « erreur de réservation » qui aurait attribué les mêmes sièges aux deux couples. Alaska Airlines a tout de même ouvert une enquête interne et se dit « profondément désolée », rappelant qu’elle applique « une politique de tolérance zéro pour toutes formes de discrimination ».

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