Tadjikistan: Le gouvernement accuse l'opposition après l'assassinat de quatre touristes étrangers

TERRORISME L'attaque des sept cyclotouristes occidentaux a été revendiquée par Daesh...

20 Minutes avec AFP

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Deux femmes signent le registre de condoléances après la mort de quatre touristes, le 31 juillet 2018.
Deux femmes signent le registre de condoléances après la mort de quatre touristes, le 31 juillet 2018. — STR / AFP

Les coupables sont passés aux aveux, assure le gouvernement tadjik. L’assassinat de quatre touristes occidentaux, revendiqué par Daesh au Tadjikistan, a été commandité par un membre d’un parti d’opposition interdit dans ce pays d’Asie centrale.

A l’origine du projet d’attentat, un membre du Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan, interdit dans le pays depuis 2015. Le groupe qui a attaqué les cyclotouristes étrangers « a agi sur l’ordre » de cet homme, Nossirkhoudjy Oubaïdov.

Attaqués par des hommes armés

Le groupe était mené par un autre « membre actif » de ce parti, Housseïn Abdoussamadov, 33 ans, qui a été arrêté et est passé aux aveux, selon la même source.

Sept cyclotouristes étrangers, dont un Français, ont été fauchés dimanche par une voiture. Ils ont ensuite été attaqués par des hommes armés dans la région de Danghara, à 150 kilomètres au sud de la capitale Douchanbé. Deux Américains, un Suisse et un Néerlandais sont morts et deux touristes ont été blessés.

Des mesures radicales contre l’extrémisme

L’attaque a été revendiquée lundi par Daesh dans un communiqué en arabe diffusé en ligne et relayé par le groupe spécialisé dans la surveillance des réseaux djihadistes Site. Les autorités estiment que plus de mille Tadjiks ont rejoint les djihadistes en Irak et en Syrie.

Le Tadjikistan, un pays laïc dont la population est majoritairement sunnite, fait de la lutte contre l’intégrisme religieux une priorité. En 2015, le gouvernement a pris des mesures radicales pour contrer l’influence des extrémistes religieux, parmi lesquelles le rasage forcé des barbes, une campagne contre le port du hijab et l’interdiction du parti de la renaissance islamique.