Des migrantes obligées de se prostituer pour passer la frontière franco-italienne, dénonce une ONG

DRAME Une ONG dénonce la prostitution forcée, notamment des mineures, pour pouvoir payer les passeurs...

R. G.-V.

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La prostitution est un des moyens pour les migrantes de pouvoir se payer la traversée de la frontière franco-italienne.
La prostitution est un des moyens pour les migrantes de pouvoir se payer la traversée de la frontière franco-italienne. — PIERO CRUCIATTI / AFP

Le périple vers l’Europe est souvent un enfer pour les réfugiés. Pour certains, presque tout le temps des femmes, s’ajoutent l’obligation de se prostituer pour tenter de payer la traversée de la frontière franco-italienne, dénonce l’organisation non-gouvernementale Save the children, qui publie un rapport sur la question. Il faut réunir 150 euros pour les passeurs : une fortune, évidemment.

Entre janvier 2017 et mars 2018, 1.900 femmes ont ainsi été forcées à la prostitution, 140 étaient des enfants. Ces femmes et enfants ne paient évidemment pas que le transit : c’est une obligation pour avoir le minimum vital et s’acheter, par exemple, à manger.

Esclavage sexuel

L’association parle aussi des cas d’esclavage sexuel. L’Obs cite Jennifer, venue du Bénin : « J’ai été kidnappée en Libye. Je n’avais pas 18 ans mais il a abusé de moi. Arrivés en Italie, il m’a forcée à me déclarer majeure et à devenir sa femme. C’est là que mon exploitation a commencé. »