Grèce: Le bilan des feux s'alourdit à 88 morts

INCENDIES Trois enfants ont été identifiés…

V.R.B. avec AFP

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Le village de Mati, en Grèce, a été ravagé par un terrible incendie.
Le village de Mati, en Grèce, a été ravagé par un terrible incendie. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Le bilan humain s’alourdit. Les feux qui ont ravagé la côte d’Athènes lundi ont déjà fait 88 morts, parmi lesquels trois enfants - des jumelles et un garçon - dont le sort avait ému le pays et qui figurent parmi les premiers identifiés. La nouvelle victime, une quadragénaire, est décédée à l’hôpital où elle était soignée, et où neuf victimes restent dans un état grave, selon le ministère de la Santé.

Les jumelles ont été retrouvées enlacées avec leurs deux grands-parents sur un terrain où 26 corps calcinés avaient été découverts mardi matin. Le nourrisson de six mois est décédé de problèmes respiratoires à l’hôpital en début de semaine, après avoir passé plusieurs heures sous un nuage de fumée et de cendres dans l’eau, dans les bras de sa mère, toujours hospitalisée.

Quatre touristes étrangers ont jusque-là été recensés parmi les 25 personnes qui, selon les services légistes : un jeune marié irlandais en voyage de noce, une mère et son fils polonais, et un Belge dont la fille adolescente a été sauvée.

Des dégâts matériels importants

Selon le ministère des Infrastructures, 3.366 constructions ont été expertisées, dont un millier classé comme inhabitables et 800 très endommagées. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a assumé vendredi « la responsabilité politique » des ravages causés par l’incendie, le plus meurtrier jamais connu par le pays, mais sans rien concéder sur l’organisation des secours, dénoncée par l’opposition.

Le ministre adjoint à la Protection du citoyen, Nikos Toskas, a réaffirmé sur la télé publique Ert qu’il n’y avait « pas eu d’erreurs stratégiques ». « La meilleure planification au monde n’aurait pas pu » parer au sinistre, a-t-il insisté, alors que le gouvernement a mis en cause la violence des vents et l’anarchie urbanistique prévalant dans la zone depuis des décennies.

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