Corée du Nord: Finalement, «nous ne sommes pas pressés»... Trump change de discours sur la dénucléarisation

COREE DU NORD Plus d'un mois après sa rencontre à Singapour avec Kim Jong-un, aucune avancée concrète n’a été annoncée sur la dénucléarisation, qui devait débuter « très rapidement »...

M.C. avec AFP

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Donald Trump le 21 juin 2018 à Washington.
Donald Trump le 21 juin 2018 à Washington. — POLARIS/SIPA

Face à l’absence d’avancées en Corée du Nord, le discours de Donald Trump change. Finalement, il n’y a pas de date butoir pour la dénucléarisation du pays, a-t-il lancé mardi, après avoir d’abord estimé que celle-ci allait débuter « très rapidement ».

« Les discussions continuent et se déroulent très, très bien » et « les relations sont très bonnes », a assuré le président des Etats-Unis devant la presse, expliquant en avoir parlé la veille à Helsinki avec son homologue russe Vladimir Poutine. « Nous ne sommes pas pressés », « il n’y a pas de date butoir », a-t-il ajouté, soulignant qu’il s’agissait d’un « processus ».

Pyongyang dénonce des « demandes unilatérales et avides »

Donald Trump a rencontré le 12 juin à Singapour Kim Jong-un lors d’un sommet historique au cours duquel le dirigeant nord-coréen a « réaffirmé son engagement » en faveur de « la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». Mais cette déclaration d’intention n’a fait l’objet d’aucune précision sur le calendrier et les modalités de ce processus, dont le détail doit être négocié par des diplomates des deux pays.

Plus d’un mois plus tard, aucune avancée concrète n’a été annoncée et Pyongyang a même dénoncé des « demandes unilatérales et avides » des Américains. Quant à l’administration Trump, elle n’affiche plus le même empressement, elle qui affirmait avant le sommet que la dénucléarisation devait intervenir « sans délai », et qui assurait après le 12 juin qu’elle débuterait « très rapidement ».

Kim Jong-un « a compris l’urgence » de la dénucléarisation, avait rapporté le lendemain de la rencontre de Singapour le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo. Il avait estimé que « l’essentiel du désarmement » nucléaire nord-coréen devrait intervenir d’ici la fin du premier mandat de Donald Trump, fin 2020.