Royaume-Uni: Tony Blair réclame un second référendum sur le Brexit

VOTE L'ancien chef du gouvernement Tony Blair se dit opposé au Brexit...

20 Minutes avec AFP

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Tony Blair, l'ancien Premier ministre, à Copenhague le 22 juin 2018.
Tony Blair, l'ancien Premier ministre, à Copenhague le 22 juin 2018. — Keld Navntoft/AP/SIPA

« C’est un bazar total ». L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair ne mâche pas ses mots lorsqu’il détaille ce qu’il pense de la gestion du Brexit par le gouvernement. Cette prise de parole intervient alors qu'un mouvement anti-Brexit semble prendre forme au Royaume-Uni.

Chef du gouvernement de 1997 à 2007, il compatit avec la Première ministre Theresa May, qui cherche à unir son gouvernement autour d’un plan pour quitter l’Union européenne, estimant qu’elle a « le job le moins enviable du monde politique occidental ». Mais pour l’ancien chef du Parti travailliste, âgé de 65 ans, à l’approche du Brexit, Theresa May doit admettre « qu’il n’y a pas d’échappatoire » et doit organiser un second référendum, avec l’option de rester dans l’Union européenne.

La seule solution, c’est le « peuple »

« Puisque le Brexit a démarré par un référendum, il ne peut que se terminer par un nouveau vote », dit-il. « Je suis ardemment opposé au Brexit et je crois toujours que cela peut changer », assure-t-il.

Après deux ans de déchirements au sein du Parti conservateur, Theresa May a présenté la semaine dernière son plan sur les futures relations économiques avec l’Union européenne après le Brexit. Des mesures qui ont suscité l’indignation des tenants d’un « Brexit dur », pour lesquels elle a accordé de trop nombreuses concessions.

Tony Blair qualifie le plan de Theresa May de « bouillie » : selon lui, il est « inachevé, à moitié dans l’UE, à moitié dehors », ne satisfait personne et sera probablement rejeté par Bruxelles. Le parlement étant « paralysé » par la marche à suivre, « la seule manière de résoudre la situation, c’est de s’en remettre au peuple », estime-t-il.