L'Algérie accepte le retour de Djamel Beghal sur son territoire

TERRORISME Condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs à visée terroriste, il est également soupçonné d’avoir été le mentor de Chérif Kouachi et d’Amédy Coulibaly…

20 Minutes avec AFP

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Djamel Beghal lors de son procès en appel en 2014 à Paris.
Djamel Beghal lors de son procès en appel en 2014 à Paris. — BENOIT PEYRUCQ / AFP

Djamel Beghal retournera bien en Algérie. Richard Ferrand, président du groupe La République en Marche à l’Assemblée nationale a confirmé qu’un accord avait été trouvé avec le pays d’origine du prévenu.

« Un accord a été pris par le quai d’Orsay et les autorités algériennes », a déclaré le député du Finistère lors de l’émission Questions d’info LCP-Le Point-AFP alors que l’islamiste algérien doit sortir de prison le 16 juillet.

Déclaré expulsable en 2007

« Il y a lieu de penser qu’un accord a été pris puisque cet individu, qui avait d’ailleurs été déchu de la nationalité française, a 20 ans de prison à aller purger dans son pays d’origine, puisqu’il avait été recherché et condamné pour des activités délictueuses et criminelles », a précisé Richard Ferrand. « Il regagnera son pays d’origine », a-t-il poursuivi.

Considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d'Amédy Coulibaly, deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris, Djamel Beghal, 52 ans, est dans le viseur des autorités françaises depuis le milieu des années 1990. Il a été déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs à visée terroriste.

Assigné à résidence

Il finit de purger une seconde peine de 10 ans de prison pour un projet d'évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, condamné à perpétuité pour l’attentat à la station RER Musée d’Orsay en 1995 à Paris.

« Nous travaillons avec les Algériens pour qu’ils accueillent Beghal qui n’a plus la nationalité française », mais « si l’Algérie n’en veut pas, il sera assigné à résidence », a indiqué la garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Selon elle, les choses peuvent « tout à fait se résoudre » d’ici à sa sortie du centre pénitentiaire de Rennes-Vézin.

Djamel Beghal lui-même est favorable à cette option. « Il y a 10 ans, nous avions bloqué son expulsion vers l’Algérie en raison du risque de torture encouru. Le climat lui apparaît désormais plus apaisé », a expliqué à l’AFP son avocat Bérenger Tourné.

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