VIDEO. Pannes et pompe à eau... En Thaïlande, le dernier plongeur sorti de la grotte raconte la fin du sauvetage

SAUVETAGE Les générateurs d’électricité et les pompes à eau étaient tombés en panne, ce qui rendait le sauvetage impératif…

20 Minutes avec AFP

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Certains enfants sont sortis de la grotte assoupis sur des brancards.
Certains enfants sont sortis de la grotte assoupis sur des brancards. — Handout / ROYAL THAI NAVY / AFP

La sortie était devenue impérative. Le dernier plongeur à avoir quitté la grotte, où 12 enfants et leur entraîneur de foot étaient piégés, raconte les derniers moments du sauvetage. Les générateurs d’électricité et les pompes à eau avaient rendu l’âme, ce qui rendait la survie presque impossible.

Les cinq dernières victimes de ce sauvetage ayant mobilisé des moyens exceptionnels venaient tout juste d’être sorties, mardi soir, quand soudain, un cri a retenti, du côté du passage le plus délicat du parcours, un boyau dans lequel il fallait ramper en se contorsionnant.

« L’Australien qui supervisait le passage s’est mis à crier que la pompe à eau avait cessé de fonctionner », explique à l’AFP Chaiyananta Peeranarong, 60 ans, ancien des commandos de marine thaïlandais. « Si l’on ne pompait pas l’eau à cet endroit, on ne pouvait sortir qu’avec une bouteille d’oxygène », explique-t-il, racontant les derniers instants de cette évacuation dramatique.

Un passage cauchemar pour les plongeurs

Les derniers plongeurs, faisant office de « voiture-balai » après le passage du dernier enfant, se sont alors « précipités » pour franchir ce passage dit « Jonction en T », cauchemar des plongeurs tant il est étroit. Chaiyananta a laissé passer ses collègues et est le dernier à être sorti. Il a juste eu le temps de passer avant que ce passage soit à nouveau submergé.

« L’eau était déjà au niveau de la tête, presque au point où on avait besoin d’une bouteille d’oxygène ». L’ancien commandant de la marine thaïlandaise explique que la priorité de l’équipe internationale d’experts en plongée dont il faisait partie était de s’assurer que les enfants ne se mettent pas à paniquer. D’où le fait que certains enfants ont été placés sous sédatifs et ont été sortis «endormis». Les images des secouristes montrent les jeunes footballeurs emballés dans des civières de plongée, portés par les secouristes, ou descendus sur une sorte de tyrolienne suspendue dans la dernière partie de la grotte.

Comment respirer sous l’eau

« Certains d’entre eux étaient endormis, d’autres remuaient les doigts, groggy. » « Les médecins vérifiaient constamment leur état et leur pouls », explique l’ancien commandant de marine. « Certains ont dit à la presse que les garçons devaient apprendre à plonger. Ces enfants n’avaient ni mangé ni dormi depuis des jours - où auraient-ils trouvé l’énergie de s’entraîner ? Cela aurait été absurde », critique-t-il.

La cellule de crise avait assuré, pendant les jours d’attente tendue avant le « happy end » de l’opération, que les plongeurs se relayant à leurs côtés dans l’attente de l’évacuation leur apprenaient à se familiariser avec l’équipement de plongée. « Nous avions juste besoin qu’ils sachent comment respirer et ne pas paniquer dans l’eau. Nous avions juste besoin de leur donner l’assurance que tout irait bien », précise le plongeur.

Parmi les 13 principaux sauveteurs, les Britanniques Stanton et John Volanthen, qui sont ceux qui ont retrouvé les enfants, miraculeusement, à quatre kilomètres de l’entrée de la grotte. A ce moment-là, le niveau d’eau était très élevé et les enfants étant cernés sur un étroit promontoire rocheux.

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