VIDEO. Bières, frites et blagues... La Belgique ne se résume-t-elle qu'à ça?

JUSTE UNE FOIS L’équipe de France rencontre, mardi, en demi-finale de coupe du monde, la Belgique. L’occasion de revenir sur les clichés qui collent à la peau de nos adversaires…

T.C.

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Illustration d'un cornet de frites belge
Illustration d'un cornet de frites belge — CLOSON DENIS/ISOPIX/
  • L’équipe de France rencontre, mardi, en demi-finale de coupe du monde, la Belgique.
  • Comme tous les sujets évoquant la rivalité ou l’amitié franco-belge ont déjà été écrits, on s’est dit que ça serait symypa de vous expliquer pourquoi les Belges ne mangent pas que des frites. Et ne boivent pas que de la bière.

Connaît-on vraiment nos futurs adversaires ? Les Bleus affrontent mardi soir, en demi-finale de le coupe du monde, les Diables rouges. De ce que côté des Ardennes, on imagine souvent les habitants du Royaume mangeant des frites, une bière à la main, s’exprimant avec un fort accent. C’est évidemment aussi idiot que de penser que les Français ne mangent que du fromage avec un béret sur la tête. 20 Minutes vous emmène faire un petit tour au pays des clichés, pour tenter de mieux connaître nos voisins.

Les Belges ne mangent que des frites

Bon, ça ce n’est pas faux. 52 % des Belges mangent des frites au moins une fois par semaine, explique un article de l’hebdomadaire belge Femmes d'Aujourd'hui. Il faut dire qu’avec ses 5.000 friteries, la Belgique est probablement le pays de la frite. Selon le journal Le Soir, chaque friterie vend en moyenne 100 paquets de frites par jour, soit l’équivalent de 50 kilos de pommes de terre pelées. Mais il n’y a pas que la frite fraîche dans la vie.

La Belgique est aussi le pays où l’on mange le plus de frites surgelées, révèle une étude commandée par la marque américaine McCain. Les habitants du plat pays en consomment chaque année 5,9 kg par personne, quand les Français n’en mangent que 4 kg, et les Allemands 2,8 kg. Enfin, depuis 2012, la Belgique peut se vanter d’être le plus gros producteur de frites du monde, selon un rapport de la Fevia, la fédération de l’industrie alimentaire.

Mais réduire la gastronomie belge à des bâtonnets de pomme de terre trempés (deux fois) dans un bain d’huile serait une erreur. Comme le rappelle le site officiel de la Belgique, les spécialités ne manquent pas : asperges à la flamande, croquettes aux crevettes, lapin à la gueuze, carbonnade flamande et waterzooi de poulet font partie des incontournables de la cuisine belge.

Les Belges ne boivent que de la bière

Le bonheur se résume-t-il à une bonne Duvel bien fraîche dégustée à la terrasse d’un café de la grand-place de Bruxelles ? Pour l’auteur de ces lignes, ça y ressemble fortement. Certaines des meilleures bières du monde sont en effet produites en Belgique. On en trouve plus de 1.000 sortes différentes, dont 6 des 7 bières trappistes. Les Belges en boivent donc beaucoup… mais de moins en moins.

Avec 74 litres par habitant et par an, les Belges n’arrivent qu’à la 18e place des pays consommateurs de bière, selon bonial.fr. Loin des Tchèques (148 litres), des Autrichiens (108 litres) et des Allemands (106 litres). Ils étaient même passés sous la barre des 70 litres en 2012, s’inquiétait un article de la Dernière Heure. Les Françiais, eux, se classent 41e (30 litres).

Il n’y a qu’un seul accent belge

Non, tous les Belges ne parlent pas comme (l’excellent) François Damiens. « Ce qu’on appelle communément l’accent belge, c’est l’accent bruxellois, l’accent de la capitale », explique François, un Belge qui se cache derrière la chaîne Youtube «Un sac sur le dos ». Comme en France, on trouve Outre-Quiévrain différents accents selon la région où l’on se trouve.

Ainsi, on ne parle par tout à fait de la même façon à Namur qu’à Liège. Quant au fameux « une fois », il sagit de la traduction d'« un petit mot flamand, qui peut signifier "un peu" », poursuit François. « Viens donc une fois voir » signifie donc « viens voir un peu ». Mais là encore, tous les Belges ne l’emploient pas.

La Belgique, un plat pays ?

Les cathédrales sont-elles les uniques montagnes belges, comme le chantait Jacques Brel ? Il est vrai que le Nord du pays est essentiellement constitué de plaines ne dépassant pas 100 m d’altitude. Mais le Sud est nettement plus vallonné, notamment dans le massif ardennais, où l’on trouve le point culminant du territoire, le signal de Botrange, à 694 mètres.

Certes, on est loin des 4.807 mètres du Mont-Blanc. Mais les cyclistes qui participent chaque année à la célèbre flèche Wallonne et qui doivent se taper le fameux « mur de Huy » et son virage à 26 % savent que le plat pays n’est pas si plat que ça.

Les Belges sont drôles

Charline Vanhoenacker, François Damiens, Benoît Poelvoorde, Virginie Hocq… La Belgique a produit un bataillon d’humoristes dont raffolent les Français. « Avant, les comiques cachaient leur nationalité belge lorsqu’ils se produisaient en France. Désormais, ils la revendiquent et affichent fièrement leur "belgitude" », a expliqué il y a quelques années à l’AFP Bernard Marlière, auteur de l'Anthologie de l'humour belge, la première destinée aux lecteurs français.

Selon ce dernier, qui est également directeur de L’os à moelle, l’un des cafés-théâtres les plus populaires de Bruxelles, cultiver un humour décalé « permet aussi de supporter les hivers longs et la grisaille du ciel ». Et s’ils sont aussi nombreux à venir tenter leur chance à Paris, c’est parce qu’il « est difficile de vivre de son art en Belgique, qui ne compte que quatre millions de francophones ».

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