Migrants: L'administration Trump demande un délai pour réunir les familles

ETATS-UNIS Les autorités affirment que les tests ADN prennent du temps...    

20 Minutes avec AFP

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Des gardes-frontières américains arrêtent des migrants au Texas, le 12 juin 2018.
Des gardes-frontières américains arrêtent des migrants au Texas, le 12 juin 2018. — JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L’administration américaine veut plus de temps. Des avocats du gouvernement américain ont demandé à un tribunal un délai pour réunir les jeunes enfants de migrants et leurs parents arrêtés en franchissant la frontière, expliquant manquer de temps pour confirmer les identités, selon des documents judiciaires publiés vendredi.

Un juge de San Diego a ordonné le 26 juin la réunification sous 15 jours des enfants de moins de cinq ans avec leurs parents, et sous 30 jours pour les autres, fustigeant la politique de « tolérance zéro » sur l’immigration qui ordonnait l’arrestation systématique et les poursuites au pénal de tous les clandestins franchissant la frontière. Le juge voulait revoir tout le monde samedi pour trancher la question mais l’audience devrait finalement avoir lieu lundi car l’un des avocats a expliqué qu’elle devait retourner dans le Colorado ce week-end pour « s’occuper de son chien ».

2.300 enfants séparés

Plus de 2.300 enfants, dont environ 100 de moins de cinq ans, avaient été séparés de leur famille et hébergés dans des centres d’accueil gérés par le ministère de la Santé (HHS) en quelques semaines.

Plus de 500 ont déjà retrouvé leurs parents mais le gouvernement peine à tenir le rythme. Le HHS a admis jeudi devoir recourir à des tests ADN et à des procédures accélérées pour identifier les enfants et leurs parents.

Dans une requête à la cour de San Diego, qui doit examiner vendredi la demande de l’administration, le ministère de la Justice (DOJ) assure que le HHS « travaille d’arrache-pied pour réduire le fardeau de la confirmation de parenté et accélérer les vérifications par ADN ». « Dans certains cas, toutefois », affirme le DOJ, « cette procédure n’est pas concluante pour établir une parenté et l’étude de documents disponibles peut être nécessaire ».

Vers une détention des parents avec leurs enfants

Cette procédure peut aussi prendre du temps si les parents ont été libérés des centres de rétention. « Dans ces cas-là, il pourrait être plus difficile de réunifier certaines familles dans les délais de la cour », estime le ministère. Le gouvernement souhaite donc « clarifier si dans les cas où la parenté ne peut pas être confirmée rapidement, le HHS ne violera pas l’injonction de la cour si la réunification arrive hors du délai donné ».

Le DOJ ne demande pas de nouvelle date pour un délai, mais se dit prêt « à préparer une proposition de date limite ». Le ministère demande également à la cour de supprimer un paragraphe de la décision du 26 juin, qui interdit la détention de migrants sans leurs enfants car il pourrait être interprété comme une demande de libération des parents qui n’auraient retrouvé leurs enfants passé le délai.

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