Trafic illégal: 25.000 objets archéologiques saisis par les polices de quatre pays européens

COUP DE FILET Lors de 40 perquisitions effectuées en simultané, les 250 policiers ont aussi découvert 1.500 détecteurs de métaux…

20 Minutes avec agences

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Illustration d'une voiture de police italienne.
Illustration d'une voiture de police italienne. — URMAN LIONEL/SIPA

Près de 25.000 objets archéologiques grecs et romains ont été saisis ce mercredi à l’aube grâce à la collaboration de quatre pays européens. Les polices italienne, espagnole, britannique et allemande se sont coordonnées pour intercepter ce butin d’une valeur de plus de 40 millions d’euros.

Pour ce faire, 250 policiers ont simultanément perquisitionné 40 logements, a annoncé Interpol. Ils ont aussi saisi 1.500 outils, dont des détecteurs de métaux. Cette opération est l’aboutissement de quatre ans d’enquête de la police italienne autour d’un réseau de trafiquants de biens culturels.

Une coopération internationale « cruciale »

En Italie, les perquisitions ont eu lieu en Sicile, en Calabre, dans le Piémont et en Apulie. Dans la région de Caltanissetta (Sicile), « riche en sites archéologiques des époques grecque et romaine », les trafiquants « mettaient au jour illégalement des objets » archéologiques, a poursuivi Europol. Ces objets étaient ensuite sortis clandestinement du pays, « munis de faux certificats de provenance » et vendus dans des salles aux enchères allemandes.

À Barcelone et Londres, des facilitateurs aidaient les trafiquants à organiser « la chaîne logistique » et fournissaient un appui technique. « La coopération internationale est cruciale pour le succès de telles enquêtes », a expliqué Interpol, quand les objets sont « déplacés dans plusieurs pays de l’Union européenne » et franchissent différentes étapes « avant d’être mis sur le marché légal ».

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