VIDEO. La France va accueillir 80 demandeurs d'asile de l'«Aquarius» et 52 du «Lifeline»

REFUGIES Le gouvernement espagnol avait indiqué que « quasiment la moitié des migrants » avaient manifesté « leur volonté de demander l’asile en France »...

20 Minutes avec AFP

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Le navire Aquarius à 29 juin 2018 dans le port de Marseille.
Le navire Aquarius à 29 juin 2018 dans le port de Marseille. — Boris HORVAT / AFP

Les demandeurs d'asile des navires humanitaires seront 132 à trouver refuge en France. Le pays va accueillir « environ 80 » réfugiés de l’Aquarius et 52 du Lifeline, a affirmé ce mardi Pascal Brice, le directeur général de l’Ofpra.

Les réfugiés concernés sont, dans les deux cas, essentiellement « des Erythréens et des Soudanais » répondant aux critères du droit d’asile, a précisé le patron de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Ils devraient arriver « rapidement » en France, où un titre de réfugié leur sera délivré à bref délai.

Critiquée pour ne pas avoir proposé d’ouvrir ses ports aux navires en détresse, au nom de la règle de droit maritime voulant qu’ils accostent dans le port sûr le plus proche, la France avait pris l’engagement d’accueillir une partie des passagers pouvant prétendre au statut de réfugié.

Une volonté de venir en France

Dans le cas de l’Aquarius, qui a accosté le 17 juin à Valence en Espagne avec 630 migrants à bord après la fermeture des ports italiens, « nous avons entendu 135 personnes » et « autour de 80 vont pouvoir bénéficier de la protection de la France », a indiqué Pascal Brice.

Peu après leur arrivée, le gouvernement espagnol avait indiqué que « quasiment la moitié des migrants » avaient manifesté « leur volonté de demander l’asile en France », et la liste consultée par l’AFP comptait 286 personnes au total.

La différence avec les 135 auditionnés s’explique sans doute par le fait que « certains ont préféré rester sous la responsabilité des autorités espagnoles », a avancé Pascal Brice. De plus, la France ne prend pas de mineurs dans ce type d’opérations, l’Etat n’étant pas compétent pour leur accueil, qui relève des départements.

Un processus européen

A Malte où la mission de l’Ofpra s’est terminée ce week-end pour entendre les migrants du Lifeline, amarré le 27 juin dans le port de La Valette avec plus de 230 migrants à bord. « Cinquane-deux personnes vont être protégées », a précisé le patron de l’Ofpra.

Sur place, des missions du même type sont menées par des envoyés portugais, belges, néerlandais et irlandais, a-t-il ajouté. Il s’est félicité de la « dimension européenne » du processus qui, selon lui, pourrait faire « référence » et « illustre » la marche à suivre dans ce genre de situation.

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