L'actrice Susan Sarandon arrêtée à une manifestation anti-Trump

ETATS-UNIS Elle participait à l'occupation d'un bâtiment du Sénat pour protester contre la séparation des familles de migrants...

20 Minutes avec AFP

— 

Susan Sarandon a participé à une manifestation contre la politique migratoire de Donald Trump, le 28 juin 2018 au Sénat, à Washington.
Susan Sarandon a participé à une manifestation contre la politique migratoire de Donald Trump, le 28 juin 2018 au Sénat, à Washington. — J. Scott Applewhite/AP/SIPA

« Arrêtée. Restez fortes. Continuez le combat. » L’actrice Susan Sarandon a indiqué sur Twitter, jeudi, qu’elle faisait partie des femmes interpellées par la police à une manifestation anti-Trump à Washington.

La police du Capitole a annoncé avoir arrêté « pour manifestation illégale environ 575 individus », ce qui est passible d’une amende. Ces chefs d’inculpation leur ont été signalés sur les lieux mêmes puis tous ont été relâchés.

Près de 600 manifestants, en majorité des femmes, ont fait irruption jeudi dans un bâtiment du Sénat américain pour protester contre les séparations de familles de migrants et leur envoi en centre de rétention, avant d’être brièvement arrêtés.

Enveloppées dans des couvertures de survie comme celles distribuées aux enfants séparés de leurs parents clandestins, des femmes portaient une grande banderole ronde marquée des mots « Les familles doivent rester ensemble en liberté » dans le grand hall d’un bâtiment de bureaux attenant au Congrès.

Une élue verbalisée

Plusieurs démocrates sont allés à la rencontre des manifestants dans le bâtiment du Sénat. Une élue de la Chambre des représentants, Pramila Jayapal, a elle aussi reçu une amende après s’être assise avec les manifestants. Elle a dénoncé, sur Twitter, « la politique cruelle de tolérance zéro » de Donald Trump, avant de rappeler qu’une grande journée de mobilisation était prévue samedi aux Etats-Unis.

« Ces femmes protestent contre la politique inhumaine de l’administration Trump », a déclaré la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand sur Twitter.

Après la mise en oeuvre d’une politique de « tolérance zéro » début mai, les poursuites systématiques engagées contre les parents sans-papiers traversant la frontière avec leurs enfants avaient abouti à la séparation de plus de 2.300 mineurs en quelques semaines. Mais cette pratique de séparation a été annulée la semaine dernière par Donald Trump face au tollé provoqué par les images d’enfants en pleurs placés dans des centres d’hébergement, parfois à des milliers de kilomètres de leurs parents maintenus en centre de rétention.

Mots-clés :