Corée du Sud: La fondatrice du plus grand site pornographique arrêtée

FAITS DIVERS Les membres du site Soranet sont notamment accusés de s’être livrés à des activités illégales en partageant des vidéos de femmes filmées à leur insu…

20 Minutes avec agences

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Le site possédait notamment des vidéos de femmes filmées à leur insu dans les cabines d'essayage ou les toilettes publiques. (Illustration)
Le site possédait notamment des vidéos de femmes filmées à leur insu dans les cabines d'essayage ou les toilettes publiques. (Illustration) — Pixabay

Elle avait fui en Nouvelle-Zélande depuis plusieurs années. La cofondatrice du plus grand site pornographique de Corée du Sud, identifiée sous son nom de famille Song, a été arrêtée lundi 25 juin.

Soranet, fondé en 1999, détenait des dizaines de milliers de vidéos pornos illégales, y compris des films de « vengeance pornographique » ou des images volées à des femmes dans des endroits publics.

Un site fermé depuis deux ans

En Corée du Sud, la distribution de pornographie est illégale. Mais ces vidéos sont largement consommées sur des serveurs basés à l’étranger ou échangées secrètement sur des sites de partage. Soranet, qui s’est vanté à une époque d’avoir plus d’un million de membres, a été fermé il y a deux ans à la suite de plaintes d’associations de défense des droits des femmes.

Sa propriétaire de 45 ans est rentrée à Séoul la semaine dernière lorsque les autorités ont annulé son passeport. Son mari et un autre couple, également copropriétaires du site, qui ont tous la nationalité australienne ou un titre de séjour permanent, sont toujours à l’étranger.

Images volées et viols en réunion

Ils sont accusés d’avoir incité les membres de Soranet à se livrer à des activités illégales en partageant des vidéos, appelées « molka », de femmes filmées à leur insu dans les toilettes publiques, des salles de classe, le métro ou d’autres endroits publics. Certains membres du site sont également accusés d’avoir programmé ensemble des viols en réunion, visant parfois des mineurs, et d’avoir posté les vidéos des victimes.

Les propriétaires de Soranet auraient également amassé des dizaines de millions de dollars de revenus en faisant de la publicité pour des sites de prostitution et de jeux d’argent, activités illégales mais généralisées en Corée du Sud.

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