Nigeria: Plus de 200 morts dans des affrontements entre chrétiens et musulmans

VIOLENCES Le Nigeria, géant de 180 millions d’habitants, est en proie à de nombreux conflits et sa situation sécuritaire s’est aggravée au cours des trois dernières années...

20 Minutes avec AFP

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Un homme chargé de la sécurité sur un check-point au Nigeria, le 25 juin 2016.
Un homme chargé de la sécurité sur un check-point au Nigeria, le 25 juin 2016. — AP/SIPA

Les violences entre communautés se sont terminées dans le sang ce week-end au Nigeria. Des affrontements entre éleveurs peuls musulmans et agriculteurs chrétiens ont fait « plus de 200 morts » selon le gouverneur de l’Etat Simon Lalong.

Dans un discours publié ce mercredi, et adressé au président Muhammadu Buhari, Simon Lalong a dit regretter la « perte douloureuse de plus de 200 personnes ». Elles auraient été tuées par des membres présumés de l’ethnie peule dans une vague de violences intercommunautaires qui a fait des centaines de morts depuis le début de l’année dans les Etats du centre du Nigeria.

Le gouverneur de l’Etat du Plateau, une zone historiquement explosive entre les communautés chrétiennes et musulmanes, recevait mardi le président Buhari, fortement critiqué depuis plusieurs mois pour son inaction face à la crise qui cristallise toutes les tensions dans le pays.

Des groupes criminels menacent les élections

Simon Lalong était parvenu jusqu’à présent à maintenir une paix relative dans l’Etat du Plateau et a dit s’inquiéter « des attaques répétées qui donnent l’occasion à des éléments criminels engagés dans le vol de bétail, le pillage, le banditisme ou la contre-bande d’armes de commettre ces crimes parmi les citoyens du Plateau ». Le président Buhari a déclaré que son « administration avait eu des succès notables dans le secteur de la sécurité ».

Mais force est de constater que le Nigeria, géant de 180 millions d’habitants, est en proie à de nombreux conflits et que la situation sécuritaire s’est aggravée au cours des trois dernières années dans le pays. Plus inquiétant encore selon le président, les dernières attaques ont été menées avec « des armes sophistiquées » : « Cela nécessite une réponse digne de celle que nous adressons dans le conflit contre [le groupe djihadiste] Boko Haram », a-t-il déclaré.

Alors que les élections générales et présidentielle sont annoncées pour février 2019, les experts s’inquiètent de la récupération politique de groupes criminels et de la tournure ethnique et religieuse que prend ce conflit pour l’accès aux terres fertiles.

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