Etats-Unis: Plus de 500 enfants migrants retrouvent leurs parents

MIGRATIONS Après une vague d’indignation mondiale, le président américain a signé un décret pour mettre fin à la séparation des enfants et des parents clandestins…

20 Minutes avec AFP

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Un enfant participe à la manifestation "Families Belong Together" à San Diego, aux États-Unis, le 23 juin 2018.
Un enfant participe à la manifestation "Families Belong Together" à San Diego, aux États-Unis, le 23 juin 2018. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Le soulagement pour les familles. Le ministère américain de la Santé a annoncé que plus de 500 enfants séparés de leurs parents sans-papiers avaient été réunis avec des membres de leur famille, mais environ 2.000 autres restent éloignés de leurs proches.

« CBP (police des frontières) a réuni 522 enfants étrangers non-accompagnés dans leur détention qui avaient été séparés des adultes dans le cadre de la politique de Tolérance Zéro », a indiqué samedi le ministère de la Santé (HHS) dans un communiqué. La séparation systématique d’enfants de leurs parents ayant franchi la frontière avec le Mexique avait suscité un tollé, tant au niveau national qu’international. Plus de 2.300 enfants avaient ainsi été séparés de leurs parents en cinq semaines. Dans un rétropédalage soudain, le président américain Donald Trump avait signé un décret mercredi pour mettre fin à cette pratique.

2.000 enfants sont toujours éloignés de leurs parents

« Le gouvernement des Etats-Unis sait où se trouvent tous les enfants dans ses (centres) de détention et travaille pour les réunir avec leur famille », ajoute le HHS. Mais l’une des principales interrogations est de savoir combien de temps il faudra pour réunir toutes les familles.

Environ 2.000 enfants seraient donc toujours éloignés de leurs parents et les avocats travaillant pour les réunir avec leurs proches racontent faire face à un labyrinthe procédural tandis que toujours plus de migrants continuent à arriver. Si Donald Trump continue à blâmer ses opposants démocrates, les accusant de vouloir des « frontières ouvertes », la pression politique --et populaire-- reste forte. Samedi, des manifestations se sont déroulées tandis qu’une vingtaine d’élus démocrates ont visité un centre de détention pour migrants, dénonçant la politique de « tolérance zéro » du président.