Etats-Unis: Le FBI dresse le portrait-robot des auteurs de fusillades

PSYCHOLOGIE Les meurtriers souffrent en général de « facteurs de stress multiples » comme des problèmes d’argent ou conjugaux, des différends personnels ou professionnels…

20 Minutes avec agences

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Las Vegas, théâtre de la fusillade la plus meurtrière de l'histoire moderne des Etats-Unis.
Las Vegas, théâtre de la fusillade la plus meurtrière de l'histoire moderne des Etats-Unis. — MARK RALSTON / AFP

Des hommes blancs en majorité, souffrant de stress, s’estimant victimes d’injustice et qui s’en prennent à des cibles identifiées dans un environnement familier : voici le portrait-robot des auteurs de fusillades établi par la police fédérale américaine.

Dans un rapport rendu public ce mercredi, le FBI estime qu’il existe des signes avant-coureurs qui peuvent permettre d’identifier et de stopper un futur meurtrier. Cette étude porte sur 63 fusillades ayant fait au moins une victime entre 2000 et 2013 et pour lesquels les enquêteurs de l’unité comportementale ont pu déterminer « le comportement des tireurs » avant l’attaque.

La maladie mentale n’est pas un facteur d’explication

L’étude défait ainsi quelques idées reçues sur l’isolement dont souffriraient les meurtriers ou la maladie mentale, souvent prise comme la raison d’un passage à l’acte. Selon le FBI, les trois quarts des meurtriers étudiés ne souffraient d’aucune maladie mentale diagnostiquée. « Les déclarations selon lesquelles tous les tireurs doivent juste être des malades mentaux prêtent à confusion et ne sont d’aucune aide », souligne le FBI.

Après la fusillade au lycée de Parkland en Floride le 14 février dernier, des responsables politiques, dont Donald Trump, et le lobby des armes avaient insisté sur les problèmes psychologiques du tireur, un ancien élève, qui avait été signalé à la police pour un comportement à problèmes.

Des comportements inquiétants

Les assaillants souffrent toutefois de « facteurs de stress multiples » comme des problèmes d’argent ou conjugaux, des différends personnels ou professionnels. Ils se manifestent par de la dépression, de la paranoïa, des comportements violents, un déficit de communication ou des absences au travail.

Dans les 63 cas, un de ces comportements inquiétants a été détecté par au moins un proche du tireur. Mais moins de la moitié l’a signalé aux forces de l’ordre (41 %). « Les personnes en contact avec (ces comportements) sur le lieu de travail peuvent avoir un aperçu unique de la menace », souligne la police fédérale qui se dit toutefois consciente qu'« avec le recul, certains faits ont pu avoir une grande signification qui n’était pas claire à l’époque ».

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