Laura Bush s’indigne du traitement des enfants d’immigrés illégaux mexicains

Polémique L’ancienne première dame des Etats-Unis, épouse de George W. Bush, a très fortement fustigé les conséquences de la nouvelle politique anti-immigration de l’administration Trump…

Rachel Garrat-Valcarcel

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George W. Bush et Laura Bush.
George W. Bush et Laura Bush. — Logan Cyrus / AFP

La nouvelle politique de « tolérance zéro » du gouvernement fédéral des Etats-Unis contre l’immigration illégale à la frontière mexicaine a des conséquences qui ne passent pas… Même jusqu’au Parti républicain du président Trump. Dimanche, l’épouse de George W. Bush, Laura Bush, s’est même fendue d’une tribune dans le «Washington Post»sur l’affaire des quelque 2 000 enfants séparés de leurs enfants.

« C’est immoral et ça me brise le cœur », a notamment déclaré l’ex-Première dame, de 2001 à 2009. « Ces images rappellent étrangement les camps d’internement américains de Japonais durant la Seconde guerre mondiale, considérés aujourd’hui comme l’un des épisodes les plus honteux de l’histoire américaine », a-t-elle même ajouté.

« Tolérance zéro »

Vendredi, le ministère de la Justice des Etats-Unis a, en effet, communiqué pour la première fois sur les résultats de sa nouvelle politique contre l’immigration illégale. Celle-ci vise à poursuivre et emprisonner tous les nouveaux immigrants illégaux qui auraient réussi à franchir la frontière. Sauf que les mineurs ne peuvent, eux, être emprisonnés.

Résultat, en six semaines, depuis la mi-avril, près de 2.000 enfants ont été séparés de près de 2.000 adultes emprisonnés. Les enfants sont placés dans des familles d’accueil ou, le plus souvent, dans des centres de détention de masse, près de la frontière.

« Les Américains sont fiers d’être une nation morale, d’être la nation qui envoie des secours humanitaires (…) Si nous sommes vraiment ce pays, il est de notre devoir de réunir ces enfants détenus avec leurs parents - et d’arrêter de séparer les parents et les enfants », a poursuivi Laura Bush, qui rappelle néanmoins la nécessité, selon elle, de lutter contre l’immigration illégale.