Corée du Sud: Exercices militaires pour défendre des îles contre une improbable attaque japonaise

COREE DU SUD Le Japon accuse la Corée du Sud de les occuper illégalement...

M.C. avec AFP

— 

Un navire sud-coréen tire un missile lors d'un exercice de défense des îles Dokdo, le 19 juin 2014.
Un navire sud-coréen tire un missile lors d'un exercice de défense des îles Dokdo, le 19 juin 2014. — South Korean Navy / AFP

Les Occidentaux les appellent les rochers Liancourt, la Corée du Sud les îles Dokdo et le Japon Takeshima. Séoul entame ce lundi des exercices militaires destinés à répéter sur deux jours des scénarios de défense d’un groupe d’îlots au large de ses côtes orientales, contre une improbable attaque japonaise.

Depuis la fin du règne colonial japonais sur la péninsule coréenne, Séoul contrôle ces îles de la mer du Japon (mer de l’Est). Le Japon accuse la Corée du Sud de les occuper illégalement.

Ces manœuvres sont organisées alors que le président américain Donald Trump vient d’annoncer la fin des exercices conjoints avec la Corée du Sud, visant à combattre les menaces venues de Corée du Nord, les qualifiant lui-même de coûteux et « très provocateurs ».

« Empêcher une invasion par des forces extérieures »

Une attaque japonaise n’est guère vraisemblable mais la Corée du Sud organise ce type de manœuvres deux fois par an depuis 1986. « L’exercice de défense Dokdo est un exercice de routine destiné à empêcher une invasion par des forces extérieures », a déclaré Choi Hyun-soo, une porte-parole du ministère de la Défense.

Ces manœuvres d’ampleur très limitée, comparé aux exercices américano-sud-coréens suspendus, mobilisent six bâtiments de guerre et sept avions. Une unité de marines doit également être déployée sur ces ilots rocheux, où habitent une quarantaine de personnes, principalement des policiers.

Les relations entre la Corée du Sud et le Japon, tous deux alliés des Etats-Unis, des démocraties et des économies de marché, sont ternies par des contentieux historiques et territoriaux.