Etats-Unis: Trump propose de grâcier Mohamed Ali à titre posthume, l'avocat de sa famille refuse poliment

BOXE La condamnation du boxeur avait en fait déjà été annulée par la justice...

L.Gam. avec AFP

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Mohamed Ali, en 1976.
Mohamed Ali, en 1976. — ADMEDIA/SIPA

Pensait-il faire le buzz une fois encore ? En annonçant son intention de gracier la légende américaine de la boxe, Mohamed Ali, décédé il y a deux ans, Donald Trump pensait sûrement faire remonter sa cote de popularité, juste avant de s’envoler pour le G7. Peine perdue, l’avocat de la famille du champion a poliment décliné.

Le boxeur originaire de Louisville avait refusé d’être enrôlé dans l’armée en 1967, en pleine guerre du Vietnam, en avançant des raisons religieuses et sa réticence à aller affronter des populations lointaines qui ne lui avaient personnellement rien fait. Il s’était en conséquence vu retirer son titre de champion du monde et avait été condamné pour insoumission, à une époque marquée par le Mouvement des droits civiques, dont Ali était l’une des personnalités les plus en vue.

Un coup dans le vent ?

« Je pense à Mohamed Ali », a déclaré le président américain, interrogé sur d’éventuelles grâces qu’il pourrait annoncer. Il a fait cette déclaration à brûle-pourpoint, sur la pelouse de la Maison Blanche, juste avant de s’envoler pour le sommet du G7 au Canada.

Cette suggestion a toutefois été qualifiée d'« inutile » par l’avocat chargé des intérêts du champion décédé en 2016, sa condamnation ayant déjà été annulée par la Cour suprême des Etats-Unis en 1971 dans une décision prise à l’unanimité. Et l’ex-président démocrate Jimmy Carter avait par la suite amnistié les objecteurs de conscience ayant refusé la conscription pour le Vietnam.

Le geste de clémence présidentiel pourrait donc n’être que symbolique.