Yémen: attentat à la voiture piégée contre la direction des douanes

MOYEN-ORIENT Il n'y a aucune victime...

Avec agence

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Un double attentat à la voiture piégée s'est produit mercredi matin à la direction des douanes dans le centre de Sanaa, près de l'ambassade d'Italie, sans faire de victime, selon des policiers.

L'explosion, survenue peu avant l'ouverture des administrations à Sanaa, a été provoquée par «deux bombes placées dans deux voitures» garées dans l'enceinte de la direction des douanes qui jouxte l'ambassade d'Italie, dans un quartier résidentiel et administratif. Les deux voitures, fortement endommagées, ont été retirées par les enquêteurs du lieu de l'explosion, où elles étaient garées à quelques dizaines de mètres du mur d'enceinte qui sépare la direction des douanes de l'ambassade d'Italie.

Aucune indication n'a été obtenue dans l'immédiat à Sanaa sur les mobiles de l'attentat et on ignorait si la chancellerie italienne était visée.

Aucun intérêt italien touché

A Rome, le ministère italien des Affaires étrangères a dit n'avoir que très peu d'informations et déclaré seulement qu' «aucun dommage sur des personnes ou matériel» de l'ambassade ne lui avait été signalé. Selon l'agence italienne Ansa citant une source à l'ambassade de Sanaa, les deux explosions ne visaient pas la mission diplomatique mais la douane yéménite.

Fermé momentanément par les forces de sécurité, le secteur où s'est produit l'attentat, dans le quartier Al-Safia, qui abrite aussi le ministère des Finances, a été rouvert et les fonctionnaires des douanes ont pu reprendre leur travail, moins de deux heures après l'explosion.

Un contexte tendu

L'ambassade des Etats-Unis à Sanaa avait annoncé le 8 avril avoir reçu l'ordre du département d'Etat d'évacuer son personnel non-essentiel après de récentes attaques armées dans la capitale du Yémen revendiquées par le réseau Al Qaida. Le 18 mars, un policier et une élève avaient été tués à Sanaa dans une attaque à l'explosif contre une école pour jeunes filles, non loin de l'ambassade des Etats-Unis.

Trois semaines plus tard, le réseau Al Qaida revendiquait la responsabilité de tirs de roquettes sur des villas habitées par des experts pétroliers américains à Sanaa.