Sommet du G7: Donald Trump quittera la réunion avant la photo officielle entre les chefs d’Etat

DIPLOMATIE L’atmosphère s’est envenimée avant même le début du sommet entre le président américain, le chef d’Etat français Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Justin Trudeau…

H. B. avec AFP

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Le président américain Donald Trump.
Le président américain Donald Trump. — NICHOLAS KAMM / AFP

Le sommet du G7, qui débute ce vendredi à La Malbaie (Québec), s’annonce tendu. Donald Trump, arrivé au Canada ce vendredi pour rencontrer les autres membres du G7, ne participera même pas à la traditionnelle photo de famille.

La Maison Blanche a en effet affirmé que le président américain allait quitter le sommet dès samedi midi, c’est-à-dire avant les discussions sur le climat et la traditionnelle photo qui clôture le sommet.

« Levez vos taxes et barrières ou nous allons faire mieux que vous ! »

L’atmosphère s’est envenimée avant même le début du sommet. Aux critiques de moins en moins voilées de Justin Trudeau et Emmanuel Macron, au Canada depuis mercredi, Donald Trump a répliqué de tweets lapidaires jeudi soir. « Merci de dire au Premier ministre Trudeau et au président Macron qu’ils imposent aux Etats-Unis des taxes massives et créent des barrières non-tarifaires », a-t-il écrit, ajoutant : « Hâte de les voir demain ».

Et il a brocardé un Justin Trudeau « indigné », rappelant les « près de 300 % » de taxes imposés par le Canada sur le lait.

S’en prenant dans un autre tweet à l’Union européenne et au Canada, il a martelé : « Levez vos taxes et barrières ou nous allons faire mieux que vous ! ».

Une réunion « à quatre » juste avant le début du sommet

L’accueil sera donc très tendu. Les quatre Européens, Emmanuel Macron, Angela Merkel, Theresa May et Giuseppe Conte ont décidé de se réunir juste avant le début du sommet, afin d’afficher leur impatience face aux menaces de guerre commerciale du président américain.

Justin Trudeau n’a pas apprécié que Washington invoque la « sécurité nationale » pour frapper l’acier et l’aluminium canadiens, et l’a fait savoir. « J’ai été poli, j’ai été respectueux, mais on a aussi été toujours très, très ferme sur les intérêts de notre pays, de nos citoyens et sur nos valeurs », a déclaré le Premier ministre canadien. Même ton chez le chef d’Etat français, qui a multiplié les tweets contre « la loi du plus fort » et toute « hégémonie ».