Grande-Bretagne: Des propos de la féministe Germaine Greer sur le viol font polémique

POLEMIQUE « La plupart des viols ne comportent aucune violence », a notamment déclaré l’universitaire australienne…

H. B.

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L’écrivaine australienne Germaine Greer.
L’écrivaine australienne Germaine Greer. — McKay/ITV

Ses propos ont provoqué un véritable tollé en Grande-Bretagne. La féministe australienne Germaine Greer a estimé la semaine dernière qu’il valait mieux réduire les peines pour « les viols sans violence plutôt que de laisser les victimes s’embarquer dans de longues procédures judiciaires », rapporte The Guardian.

L’auteure du best-seller La Femme eunuque, qui s’exprimait lors du festival littéraire de Hay, au pays de Galles, a tout simplement préconisé un changement d’approche vis-à-vis du viol. L’universitaire a soutenu que «  le viol était endémique dans notre société et que le système juridique n’était pas adapté ».

« Je veux renverser le discours sur le viol »

« La plupart des viols ne comportent aucune violence », a déclaré à la surprise générale Germaine Greer. Selon elle, un changement radical s’impose. « Je veux renverser le discours sur le viol », a répété l’Australienne de 79 ans. « Un viol est surtout un acte caractérisé par la paresse, la négligence et l’insensibilité. Chaque fois qu’un homme s’allonge sur son épouse et insiste pour jouir de ses droits conjugaux, il la viole. Cela ne finira jamais devant un tribunal », a-t-elle justifié.

L’universitaire a donc suggéré que « les viols sans violence » soient punis d’une peine de 200 heures de travail d’intérêt général, et que le coupable soit marqué « d’un tatouage sur la main, le bras ou la joue du violeur ».

Germaine Greer a indiqué qu’elle publierait un argumentaire complet sur le viol dans son nouveau livre qui sortira en Australie en septembre prochain.