L'ex-directeur de campagne de Donald Trump accusé de subornation de témoin

ETATS-UNIS Selon le procureur, Paul Manafort a tenté de contacter deux personnes pour les convaincre de faire des «faux témoignages»...

20 Minutes avec AFP

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L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, à sa sortie d'un tribunal de Washington, le 28 février 2018.
L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, à sa sortie d'un tribunal de Washington, le 28 février 2018. — Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les affaires de Paul Manafort ne s’arrangent pas. L’ex-chef de campagne de Donald Trump, qui attend son procès pour blanchiment, fraude fiscale et bancaire et lobbying illégal dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence présumée de la Russie dans la campagne électorale présidentielle américaine, est accusé de subornation de témoin. Mardi, un juge lui a donné jusqu’à vendredi pour répondre aux accusations.

Selon le procureur spécial Robert Mueller, Paul Manafort a contacté des témoins par téléphone ou par messages cryptés pour tenter de les convaincre de faire des « faux témoignages ». Une telle activité viole les termes de sa mise en liberté sous caution et pourrait lui valoir l’emprisonnement en attendant le début du procès, précise le procureur dans sa motion au juge.

Procès prévus en juillet et en septembre

En février, Manafort avait plaidé non coupable aux accusations de blanchiment d’argent et lobbying illégal, pour lesquelles le procès devrait commencer le 17 septembre. En mars, il avait également plaidé non coupable de fraudes fiscales et bancaires. Le procès pour ces accusations est lui prévu pour le 10 juillet.

L’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle, est dans sa deuxième année et continue à dominer la vie politique américaine. Elle s’est jusqu’à présent traduite par 22 inculpations, dont 16 pour des personnes ou sociétés russes.

Parmi les autres inculpés figurent Michael Flynn, ancien conseiller national pour la sécurité de Trump, Rick Gates, partenaire de Manafort et chef adjoint de la campagne de Trump, et le conseiller en politique étrangère de cette campagne, George Papadopoulos. Ils ont tous les trois passé un accord avec le procureur en échange de leur coopération dans l’enquête.