VIDEO. Irak: La Française Mélina Boughedir jugée à Bagdad est une «terroriste de Daesh», estime Jean-Yves Le Drian

TERRORISME Arrêtée durant l’été 2017 à Mossoul, elle avait été condamnée en février à sept mois de prison pour entrée « illégale » en Irak et devait initialement être expulsée vers la France…

20 Minutes avec AFP

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La française Mélina Boughedir au tribunal en Irak.
La française Mélina Boughedir au tribunal en Irak. — STRINGER / AFP

« Madame Boughedir est une combattante ». Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a estimé jeudi que la Française Mélina Boughedir était une « terroriste de Daesh qui a combattu contre l’Irak » et réitéré qu’elle devait être jugée dans ce pays.

« Quand on va à Mossoul (nord de l’Irak) en 2016, c’est pour combattre et donc elle est jugée sur les lieux de ses exactions. C’est la logique normale. Elle a combattu contre les unités irakiennes, elle est jugée en Irak », a-t-il déclaré à la chaîne d’information en continu LCI.

« Nous faisons en sorte que notre consulat suive sa situation »

« Elle est défendue, nous faisons en sorte que notre consulat suive sa situation, mais c’est à la justice irakienne de rendre son verdict à l’égard d’une terroriste de Daesh qui a combattu contre l’Irak », a-t-il martelé.

« Nous n’avons pas vocation à nous mêler des jugements » mais « nous condamnons totalement la peine de mort » et « nous souhaitons qu’elle ne soit pas appliquée en Irak », a relevé Jean-Yves Le Drian en rappelant l’avoir fait savoir aux autorités irakiennes lors de sa visite à Bagdad en février.

Une prochaine audience prévue le 3 juin

Arrêtée durant l’été 2017 à Mossoul, ancienne « capitale » irakienne du groupe Etat islamique (EI) dans le nord du pays, Mélina Boughedir avait été condamnée en février à sept mois de prison pour entrée « illégale » en Irak et devait initialement être expulsée vers la France. Mais la cour de cassation irakienne a réexaminé le dossier et estimé qu’il ne s’agissait pas d’une simple entrée illégale.

La jeune femme de 27 ans, mère de quatre enfants - dont trois ont été rapatriés en France - est rejugée depuis le 2 mai pour « terrorisme » et risque la peine capitale. Une prochaine audience est prévue le 3 juin.