VIDEO. Fusillade à Liège: Qui est Benjamin H., l'homme qui a tué trois personnes?

FAITS DIVERS L’homme qui a tué trois personnes, dont deux policières, ce mardi à Liège (Belgique) était fiché pour avoir été en contact en prison avec des islamistes…

T.C avec agences

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Benjamin H. a tué trois personnes ce mardi à Liège avant d'être abattu par la police
Benjamin H. a tué trois personnes ce mardi à Liège avant d'être abattu par la police — Nicolas Lambert/SIPA
  • Ce mardi, vers 10h30, un homme a tué trois personnes à Liège, en Belgique.
  • La piste terroriste est privilégiée.
  • Selon nos informations, le tireur s’appelle Benjamin H., un Belge né en 1987.
  • Il était détenu depuis 2003 et devait achever sa peine en 2020.

Un profil inquiétant. L’homme qui a tué, ce mardi matin, deux policières et un étudiant à Liège en Belgique, était fiché par la police pour avoir été en contact en prison avec des islamistes, a indiqué une source proche de l’enquête. Lors d’un séjour en prison, il « est soupçonné d’avoir été radicalisé par une personne (…) enfumé par la pensée islamiste », ce qui lui valait d’être signalé comme tel dans une banque de données criminelles, a précisé cette source à l’AFP.

Le ministre de la Justice Koen Geens, cité par l'agence de presse Belga, a précisé que l’auteur était détenu depuis 2003 et qu’il devait achever sa peine en 2020. Il a bénéficié d’autorisations de sortie et de congés pénitentiaires pour préparer sa réinsertion mais n’a jamais été libéré sous condition par le tribunal de l’application des peines, a insisté Koen Geens, à son arrivée au Conseil National de Sécurité.

Congés pénitentiaires

Benjamin H., un Belge né en 1987, se trouvait en congé pénitentiaire pour deux jours et devait réintégrer la prison ce mardi. Il avait déjà bénéficié de onze autorisations de sortie d’un jour et de treize congés pénitentiaires de deux jours qui s’étaient bien déroulés, a affirmé le ministre de la Justice, précisant qu’il était donc difficile de prévoir que cela se passerait mal à la quatorzième fois.

Le ministre de l’Intérieur belge, Jan Jambon, a insisté sur le fait que ce genre de décision n’était pas prise à la légère et qu’il n’y avait dès lors pas lieu d’évoquer une erreur.