Espagne: La motion de censure contre le gouvernement Rajoy débattue par les députés

CORRUPTION Le gouvernement est visé par un scandale de corruption, dans lequel 29 personnes ont déjà été condamnées…

20 Minutes avec AFP

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Mariano Rajoy, le 23 mai 2018 à l'Assemblée espagnole.
Mariano Rajoy, le 23 mai 2018 à l'Assemblée espagnole. — Francisco Seco/AP/SIPA

Le gouvernement espagnol va-t-il tomber pour corruption ? Réponse jeudi et vendredi à la chambre des députés en Espagne. La motion de censure a été déposée par les socialistes pour tenter de renverser le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, affaibli par un scandale de corruption.

« La présidente du Congrès annonce que le débat sur la motion de censure (…) aura lieu les 31 mai et 1er juin », peut-on lire sur son compte Twitter.

Contactée par l’AFP, la chambre basse n’était toutefois pas encore en mesure de dire si le vote aurait bien lieu vendredi. Cela pourrait être le cas mais il pourrait aussi être retardé jusqu’à samedi, en fonction de l’ordre du jour des débats qui n’a pas encore été rendu public, a précisé son service de presse.

L’affaire Gürtel

Le Parti socialiste espagnol (PSOE) a déposé vendredi une motion de censure au lendemain de l’annonce de la condamnation de la formation de Mariano Rajoy à l’issue d’un méga-procès pour corruption. Dans cette affaire baptisée Gürtel, 29 personnes - dont une douzaine d’anciens cadres ou élus du PP - ont été condamnées pour corruption, détournements de fonds publics ou blanchiment d’argent, à un total de 351 années de prison.

La justice a conclu à l’existence d'« un authentique et efficace système de corruption institutionnel » entre le parti et un groupe privé. Le juge a condamné le Parti Populaire de Rajoy, en tant que « participant à titre lucratif » de fonds obtenus illégalement via des maires de la formation, à rembourser 250.000 euros.

« La question qui va se poser, jeudi ou vendredi, c’est un vote pour ou contre le gouvernement. Collaborer ou non avec l’impunité ? Telle est la question » posée, a assuré lundi, Jose Luis Abalos, un des hauts dirigeants du PSOE.

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