VIDÉO. L'Irlande vote à 66,4 % la libéralisation de l'avortement

SCRUTIN Le «oui» l'a emporté à une large majorité... 

N.W, B.D pour la vidéo avec AFP

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Les partisanes du «Together for yes» laissent éclater leur joie à l'annonce des résultats.
Les partisanes du «Together for yes» laissent éclater leur joie à l'annonce des résultats. — PAUL FAITH/AFP

C'est une révolution dans la très catholique Irlande: les électrices et les électeurs viennent de se prononcer massivement pour la libéralisation de l'avortement. 

Appelés aux urnes, les Irlandais se sont en effet prononcés à 66,4% pour l'abrogation de l'interdiction constitutionnelle de l'avortement, 33,6% ayant voté non lors d'un scrutin où la participation a atteint 64,1%. 

Une nouvelle législation

Fort de ce résultat, le gouvernement veut autoriser l'avortement pendant les 12 premières semaines de grossesse, et jusqu'à 24 semaines pour raisons de santé. Leo Varadkar, chef du parti Fine Gael, a annoncé que la nouvelle législation serait promulguée «avant la fin de cette année».

>> A lire aussi : Référendum pour libéraliser l'avortement en Irlande: Le «oui» recueille 60%

Libre disposition du corps

La nouvelle a été saluée en France sur les réseaux sociaux. «Continuons à déployer une diplomatie féministe pour que le droit à l’IVG progresse partout dans le monde», a tweeté  Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes. Tandis que la ministre de la santé Agnès Buzyn espère que «les femmes en Irlande accèdent enfin à un de leurs droits fondamentaux: celui de disposer librement de leur corps». 

Les anti-avortements ne désarment pas

Pour autant, le camps avortement ne désarme pas. Cora Sherlock, porte-parole de "Pro Life Campaign", a parlé de «jour désastreux» pour l'Irlande. John McGuirk de la campagne «Save the 8th», veut poursuivre la bataille contre l'IVG: «Chaque fois qu'un enfant à naître verra sa vie terminée en Irlande, nous nous y opposerons et ferons entendre notre voix», menace-t-il dans un communiqué.

Ils pourront compter sur le soutien de Christine Boutin. L'ancienne ministre du logement a fait part son mécontentement à l'annonce des résultats sur Twitter. 

Ce vote dans la petite république de 4,7 millions d'habitants intervient trois ans après la légalisation, par référendum également, pour l'ouverure du mariage aux personnes de même sexe.