Betancourt: Bernard Kouchner se rend lundi en Colombie

Avec agence

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La libération de l'otage franco-colombienne détenue par les Farc, Ingrid Betancourt, était sur les rails jusqu'à la mort du numéro deux de la guérilla colombienne, Raul Reyes, le 1er mars, a déclaré la sénatrice colombienne Piedad Cordoba
La libération de l'otage franco-colombienne détenue par les Farc, Ingrid Betancourt, était sur les rails jusqu'à la mort du numéro deux de la guérilla colombienne, Raul Reyes, le 1er mars, a déclaré la sénatrice colombienne Piedad Cordoba — AFP/Archives

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se rend ce lundi en Colombie, avant de gagner l'Equateur et le Venezuela, pour évoquer la situation de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt retenue par la guérilla des Farc, a annoncé vendredi l'ambassadeur de France à Bogota, Jean-Michel Marlaud.

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«Nous évoquerons un accord humanitaire et ferons une nouvelle évaluation de la situation après l'envoi d'une mission humanitaire», a précisé l'ambassadeur.

Paris avait envoyé en Colombie début avril un avion médicalisé et des émissaires mais avait annulé sa mission une semaine plus tard, après avoir essuyé un refus cinglant de la guérilla des Farc qui retient Ingrid Betancourt depuis six ans.

Toujours un enjeu pour Sarkozy


De son coté, le président colombien Alvaro Uribe a confirmé vendredi, dans une déclaration à la radio privée RCN, la venue du ministre français. Il a annoncé qu'il le recevrait lundi soir à Bogota. Le chef de l'état colombien a également redit qu'il s'opposerait à toute médiation de son homologue vénézuélien Hugo Chavez dans l'affaire de libération des otages. «Les uniques instances autorisées en Colombie (pour négocier avec la guérilla) sont l'église catholique et les délégués européens», a-t-il affirmé.

Jeudi soir, le président français Nicolas Sarkozy a affirmé dans un entretien télévisé à l'occasion du premier anniversaire de son élection qu'il ne «renoncerait pas» à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt.

Farc
Les possibilités de continuer à libérer des otages sont «closes» et le président vénézuélien Hugo Chavez est le seul espoir pour délivrer Ingrid Betancourt, affirme le chef des Farc, Ivan Marquez, dans une interview publiée dimanche par le quotidien argentin «Perfil».