La Libye fait sortir les ambassadeurs de leurs gonds en comparant Gaza aux camps de concentration

DIPLOMATIE Les pays occidentaux ont claqué la porte d'un Conseil de sécurité de l'ONU...

Avec agence

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Le président George W. Bush a cherché jeudi à rassurer le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas sur les chances d'un accord sur un Etat palestinien, le présentant comme "une haute priorité" pour son administration dont le mandat s'achève en janvier.
Le président George W. Bush a cherché jeudi à rassurer le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas sur les chances d'un accord sur un Etat palestinien, le présentant comme "une haute priorité" pour son administration dont le mandat s'achève en janvier. — David Buimovitch AFP

La France, suivie d'autres pays occidentaux, a claqué mercredi la porte d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Proche-Orient. Motif: l'ambassadeur de Libye, Giadalla Ettalhi, avait comparé la situation à Gaza à celle des camps de concentration nazis, selon des diplomates.

L'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert, «a alors ôté son oreillette, s'est levé et a quitté la salle, suivi par les autres ambassadeurs occidentaux», a déclaré un ambassadeur sous couvert d'anonymat.

L'ambassadeur de Syrie à la rescousse

L'incident a mis fin abruptement à la réunion, qui avait été convoquée à la demande de plusieurs délégations pour discuter de la situation à Gaza. La délégation du Costa Rica avait souhaité qu'un texte soit adopté sur cette situation, ce qui n'a pu être fait.

Après la séance, l'ambassadeur de Syrie, Bachar Jaafari, est venu à la rescousse de son collègue libyen. «Malheureusement, ceux qui se plaignent d'avoir été les victimes d'un génocide (pendant la Seconde guerre mondiale) répètent le même genre de génocide contre les Palestiniens», a-t-il dit à la presse.