VIDEO. L'ex-espion russe Sergueï Skripal est sorti de l'hôpital

GUERISON Sergueï Skripal et sa fille Ioulia avaient été empoisonnés en mars au novitchok, un puissant agent innervant…

20 Minutes avec AFP

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L'armée nettoie le lieu de l'agression de l'espion russe et sa fille, à Salisbury (Angleterre).
L'armée nettoie le lieu de l'agression de l'espion russe et sa fille, à Salisbury (Angleterre). — Peter MacDiarmid/Shutte/SIPA

L’ex-espion russe est sorti d’affaire. Sergueï Skripal, empoisonné à l'agent innervant, est sorti de l’hôpital de Salisbury où il était soigné depuis le 4 mars.

« C’est une nouvelle fantastique que Sergueï Skripal se sente assez bien pour quitter l’hôpital de Salisbury », a déclaré la directrice générale adjointe de l’hôpital Cara Charles-Barks, citée dans un communiqué. L’empoisonnement de Sergueï Skripal et sa fille Ioulia a provoqué une grave crise diplomatique entre Londres, soutenue par ses alliés occidentaux, et Moscou, accusée d’être responsable de l'empoisonnement au Novitchok survenu début mars.

Trois personnes avaient été touchées par l’attaque. Ioulia Skripal, sa fille, est sortie de l'hôpital le 11 avril tandis que le policier Nick Bailey, le premier à leur avoir porté secours, et qui avait également été victime de l’agent innervant, est sorti dès le 22 mars.

Condamné pour haute trahison

Sergueï Skripal et sa fille avaient été retrouvés inconscients, le 4 mars, sur un banc à Salisbury, où vit l’ex-espion de 66 ans. La police britannique estime que les Skripal sont entrés en contact avec le poison au domicile de Sergueï, où sa fille était venue lui rendre visite de Russie.

Ancien colonel du service de renseignement de l’armée russe, Sergueï Skripal avait été accusé de « haute trahison » pour avoir vendu des informations au renseignement britannique. Il a été condamné en 2006 à 13 ans de prison. En 2010, il avait fait l’objet d’un échange de prisonniers entre Moscou, Londres et Washington, et s’était installé en Angleterre.

Londres accuse la Russie de les avoir empoisonnés avec un agent neurotoxique de conception soviétique, ce que Moscou a fermement démenti. La crise diplomatique qui en a résulté, a entraîné le renvoi de dizaines de diplomates de part et d’autre.

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