Belgique: Une fillette kurde décède après une course-poursuite entre des policiers et des migrants

FAITS DIVERS « La fillette n’est pas décédée des suites des coups de feu des policiers », d’après le premier substitut du parquet de Mons...

20 Minutes avec agences
Une voiture de police belge - Illustration
Une voiture de police belge - Illustration — AURORE BELOT / AFP

Une fillette kurde âgée de deux ans est décédée ce jeudi dans une camionnette transportant des migrants interceptée par des policiers, entre Namur et Maisières, un faubourg de Mons ( Belgique).

Des troubles ont ensuite éclaté à Grande-Synthe, dans le département du Nord, là où la famille de l’enfant est hébergée.

Autopsie en cours

Les policiers ont ouvert le feu sur la camionnette pour l’arrêter, mais « la fillette n’est pas décédée des suites des coups de feu des policiers », a assuré Frédéric Bariseau, le premier substitut du parquet de Mons. L’enfant est morte dans l’ambulance qui l’emmenait à l’hôpital. « Une autopsie de la fillette est en cours », a ajouté Frédéric Bariseau. Trois causes de décès sont évoquées : une maladie, un accident lié au comportement du chauffeur de la camionnette - la tête de l’enfant aurait pu heurter une paroi du véhicule - ou un coup porté à l’enfant.

Trente personnes dont 26 adultes, tous d’origine kurde, voyageaient dans la camionnette. Elles « sont actuellement auditionnées, ce qui devrait prendre du temps, en raison d’une nécessaire traduction », a précisé Frédéric Bariseau.

Incidents sur l’autoroute A16

Ce décès a provoqué des remous à Grande-Synthe. La fillette était membre d'« une famille de migrants actuellement hébergée dans un gymnase » de la ville, d’après la préfecture du Nord. En fin de matinée, l’autoroute A16 a été envahie « à hauteur de la commune de Grande-Synthe, dans les deux sens de circulation, par une soixantaine de migrants, dont des femmes et des enfants », a ajouté la préfecture. Cela « semble consécutif » à la mort de la fillette.

Les forces de police ont évacué les migrants afin de rétablir la circulation tandis qu’une vingtaine de personnes ont été interpellées. Six d’entre elles étaient en garde à vue jeudi soir, pour « entrave à la circulation », selon le parquet de Dunkerque.