République démocratique du Congo: Un premier cas d'Ebola découvert en ville, risque d'une épidémie «majeure»

EPIDEMIE Jusqu'à aujourd'hui, les 44 cas recensés de la maladie ont été détectés en zone rurale...

20 Minutes avec AFP

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Une zone de quarantaine pour faire face à l'épidémie, en République démocratique du Congo, en 2017.
Une zone de quarantaine pour faire face à l'épidémie, en République démocratique du Congo, en 2017. — JOHN WESSELS / AFP

L'Organisation mondiale de la santé a annoncé ce jeudi la découverte d’un premier cas d'Ebola en zone urbaine en République démocratique du Congo. Jusqu’à aujourd’hui, les seuls cas recensés de la maladie s’étaient propagés en zone rurale.

« Un nouveau cas a été confirmé à Wangata, l’une des trois zones sanitaires de Mbandaka, une ville de près de 1,2 million d’habitants de la province de l’Equateur dans le nord-ouest de la RDC », a indiqué dans un communiqué l’OMS qui fait part de son inquiétude.

Vendredi dernier, le directeur du Programme de gestion des situations d’urgence de l’OMS, Peter Salama, avait prévenu : « si nous voyons une ville de cette taille infectée par Ebola, nous allons avoir une épidémie urbaine majeure ».

Le 8 mai, les autorités de la RDC ont déclaré une épidémie d’Ebola dans le Nord-Ouest, dans une zone rurale très difficile d’accès. L’OMS a comptabilisé au total 44 cas dans cette région à environ 150 km de Mbandaka.

5.400 doses de vaccins expérimentaux

La découverte d’un premier cas confirmé d’Ebola en zone urbaine «est un développement préoccupant, mais nous avons maintenant de meilleurs outils que jamais pour combattre Ebola », a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

L’OMS indique qu’elle est en train de déployer une trentaine d’experts pour mener des activités de surveillance à Mbandaka, en collaboration avec le ministère de la Santé et d’autres partenaires. La découverte de ce premier cas intervient alors qu’un lot de 5.400 doses d’un vaccin expérimental contre Ebola en provenance de Genève a été réceptionné mercredi par les autorités.

L’épidémie d’Ebola la plus violente de l'histoire avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99 % en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

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