VIDEO. Affrontements à Gaza: Menaçant ou pas, «n'importe quel manifestant peut être tué»

A BALLES REELLES Les tirs israéliens ont fait 60 morts et 2.400 blessés, faisant de lundi la journée la plus sanglante dans le conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014…

20 Minutes avec AFP

— 

Rassemblement autour de la mère d'un jeune palestinien de 19 ans, mort sous les balles, le 14 mai.
Rassemblement autour de la mère d'un jeune palestinien de 19 ans, mort sous les balles, le 14 mai. — Heidi Levine/SIPA

Ce mardi, les Palestiniens de Gaza enterrent leurs 60 morts. Alors que les violences peuvent reprendre d’une minute à l’autre, le haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme prévient que tout Palestinien manifestant à Gaza, qu’il représente une menace imminente ou non, pouvait être « tué » par les forces israéliennes.

« Il semble que n’importe qui peut être tué », a déclaré aux médias à Genève un porte-parole du haut-commissariat, Rupert Colville, soulignant que le droit international prévoit clairement que « la force létale ne peut être utilisée qu’en dernier recours ».

« Ce n’est pas acceptable de dire : "il s’agit du Hamas, donc c’est ok" », a-t-il ajouté. Un rejet de la justification présentée par Israël qui accuse le Hamas, le groupe islamiste qui contrôle Gaza, d’être à l’origine de la manifestation, en affirmant qe l’armée ne fait que défendre son territoire.

2.400 blessés en deux jours

Parmi les personnes tuées par balles lundi, principalement par des tireurs d’élite israéliens, figurait notamment un homme doublement amputé, a déclaré Rupert Colville. « Quelle menace peut représenter un homme double amputé, depuis l’autre côté d’une barrière large et fortifiée ? »

Les tirs israéliens ont également fait 2.400 blessés, faisant de lundi la journée la plus sanglante dans le conflit israélo-palestiniens depuis la guerre de 2014. La Russie, la France, l’Irlande ou encore la Chine ont exprimé leurs préoccupations à la suite de ces affrontements violents. Le responsable des droits de l’homme pour l’ONU, Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré de son côté que « ceux qui sont responsables de violations flagrantes des droits de l’homme devront rendre des comptes ».

>> A lire aussi : Affrontements à Gaza. Un bébé palestinien meurt après avoir respiré du gaz lacrymogène