Ambassade américaine à Jérusalem: Au moins 37 Palestiniens tués par des tirs israéliens dans la bande de Gaza

MANIFESTATION Des milliers de manifestants se sont rassemblés le long de la frontière pour protester contre le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem...

20 Minutes avec AFP

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Les Palestiniens manifestent le long de la frontière israélienne, le 14 mai 2018.
Les Palestiniens manifestent le long de la frontière israélienne, le 14 mai 2018. — MAHMUD HAMS / AFP

Au moins 37 Palestiniens ont été tués ce lundi par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza, le long de la frontière. Des milliers d’entre eux se sont rassemblés pour protester contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

La bande de Gaza est le théâtre de heurts depuis la fin de matinée. Des milliers de manifestants se sont rassemblés en différents points le long de la frontière. Ils protestent contre l’inauguration dans l’après-midi de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, comme l’avait promis Donald Trump.

Cette initiative unilatérale américaine ulcère les Palestiniens pour lesquels elle représente le summum du parti pris outrancièrement pro-israélien affiché par le président américain. Ils y voient la négation de leurs revendications sur Jérusalem.

« Un acte d’hostilité notoire »

Saëb Erekat, haut responsable palestinien, a dénoncé « un acte d’hostilité notoire contre le droit international et le peuple de Palestine, plaçant les Etats-Unis du côté de la force occupante, Israël ».

Les Palestiniens perçoivent aussi comme une « provocation » la date choisie, précédant de 24 heures les commémorations de la « Nakba », la « catastrophe » qu’a constituée la création d’Israël pour des centaines de milliers d’entre eux chassés ou ayant fui de chez eux en 1948.

« Jérusalem restera la capitale d’Israël quel que soit l’accord de paix que vous imaginiez », a affirmé dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une réception devant Ivanka Trump et Jared Kushner.

Depuis le 30 mars, le territoire est le théâtre d’une « marche du retour » qui voit des milliers de Palestiniens se rassembler le long de la frontière et qui met l’armée israélienne sur les dents.

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