Corée du Nord: Washington évoque aide économique et garanties si Pyongyang abandonne ses armes nucléaires

SOMMET TRUMP-KIM Après avoir fixé la date et un lieu neutre pour le sommet et avoir obtenu la libération de trois Américains détenus par la Corée du Nord, les diplomates américains s’attellent à définir l’ordre du jour…

N.Sa avec AFP

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Illustration de Kim Jung-un, le 22 juin 2015.
Illustration de Kim Jung-un, le 22 juin 2015. — Yonhap News/NEWSCOM/SIPA

C’est l’objectif numéro 1 du sommet historique Trump-Kim qui aura lieu le 12 juin prochain à Singapour. Les Etats-Unis se sont montrés prêts vendredi à offrir à la Corée du Nord une aide économique et des « garanties » si elle s’engageait dans une « dénucléarisation rapide » et « complète » lors de cette rencontre.

De retour de Pyongyang où il a rencontré Kim Jong-un avec lequel il s’était déjà entretenu un mois plus tôt en tant que directeur de la CIA, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a évoqué des discussions « bonnes » et « chaleureuses ».

Une « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible »

Mike Pompeo a répété, à l’instar de son homologue sud-coréenne Kang Kyung-wha qu’il recevait à Washington, sa demande d’une « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible » de la péninsule coréenne.

« Je pense qu’il y a un accord total sur ce que sont les objectifs ultimes », a assuré le ministre américain, au cœur d’une valse diplomatique avant ce sommet qui suscite d’énormes attentes après des mois d’escalade ponctuée de tirs de missiles et d’essais nucléaires nord-coréens mais aussi d’échanges d’invectives entre Donald Trump et Kim Jong-un.

« Si la Corée du Nord prend des mesures courageuses pour une dénucléarisation rapide, les Etats-Unis sont prêts à travailler avec la Corée du Nord pour l’amener au même niveau de prospérité que nos amis sud-coréens », a-t-il dit.

Ne pas répéter « les erreurs du passé »

Alors que la Corée du Sud a connu un miracle économique dans les années 1960-70, tournant la page des ravages de la guerre de Corée (1950-53), son voisin reclus est lui soumis à la « pression maximale » voulue par Washington, mélange de sanctions internationales draconiennes, d’isolement diplomatique et de menaces militaires.

Mike Pompeo a expliqué avoir discuté avec le numéro un de Pyongyang des « décisions stratégiques » qu’il « devra prendre », « s’il est disposé à une dénucléarisation complète, en échange des garanties que nous sommes prêts à lui apporter ».

Il n’en a pas dit davantage sur ces contreparties mais les responsables américains assurent régulièrement refuser tout donnant-donnant « par étapes », décidés à ne pas répéter les « erreurs du passé » et les accords sans lendemain pour mettre fin aux ambitions atomiques nord-coréennes.