Le Financial Times soutient Barack Obama

V.G.

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L'équipe de campagne de M. Obama a annoncé le ralliement des anciens sénateurs San Nunn et David Boren, deux figures respectées du parti démocrate dans le Sud des Etats-Unis, et spécialistes des questions de sécurité nationale.
L'équipe de campagne de M. Obama a annoncé le ralliement des anciens sénateurs San Nunn et David Boren, deux figures respectées du parti démocrate dans le Sud des Etats-Unis, et spécialistes des questions de sécurité nationale. — Emmanuel Dunand AFP

A la veille du grand rendez-vous des primaires de Pennsylvanie, l’influent quotidien économique britannique Financial Times a annoncé qu’il soutenait Barck Obama dans la course à l’investiture démocrate.
 
«Non seulement son avance en sièges de délégués est irrattrapable […] mais en fait, c’est aussi le meilleur candidat», écrit le quotidien dans un éditorial. Avant d’expliquer qu’en matière politique, les différences sont tellement minimes qu’elles sont négligeables.
 
«Il y a plutôt une différence de caractère, de tempérament et (tristement mais inévitablement) d’identité», note le Financial Times. Et dans ce domaine, selon le quotidien, il n’y a pas photo: «Obama a fait une brillante campagne, déstabilisant sa concurrente, récoltant plus d’argent et prouvant aux démocrates indécis aussi bien qu’au pays entier qu’il était le plus sympathique, le plus direct et le plus digne de confiance».
 
Hillary Clinton favorite en Pennsylvanie
 
Par contraste, la campagne d’Hillary Clinton a été «une pagaille», la candidate démocrate se montrant incapable de mener «un combat de longue haleine, arrivant à court d’argent et devant se réorganiser en cours de route». Quant à son discours, le Financial Times le juge «sans imagination quand il n’est pas carrément irritant».
 
Malgré ces virulentes critiques, Hillary Clinton, qui avait reçu le soutien du New York Times en janvier, part favorite pour les primaires de Pennsylvanie. D’après les derniers sondages, elle obtiendrait plus de 50% des suffrages contre 42 à 44% pour son adversaire.


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