Italie: Venise teste des portiques pour réguler l'afflux de touristes

TOURISME Les touristes expérimentent depuis ce mardi à Venise une mesure temporaire inédite de portiques d’accès à la cité lagunaire pour contenir le flot des visiteurs…

20 Minutes avec AFP

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Des portiques ont été mis en place à Venise, le 1er mai 2018, pour juguler l'afflux de touristes.
Des portiques ont été mis en place à Venise, le 1er mai 2018, pour juguler l'afflux de touristes. — Riccardo Gregolin/AP/SIPA

Les touristes expérimentent depuis ce mardi à Venise une mesure temporaire inédite de portiques d’accès à la cité lagunaire pour contenir le flot des visiteurs, testée à l’occasion du week-end prolongé du 1er mai.

Venise compte 265.000 habitants, mais chaque année près de 30 millions de visiteurs arpentent les ruelles de cette ville-musée qui se vide de ses habitants.

Dissuader les touristes de venir à certaines périodes

De samedi à mardi, le maire de Venise Luigi Brugnaro a autorisé la police municipale à réguler exceptionnellement les flux de piétons en plaçant des portiques à des endroits stratégiques du centre historique. En cas d’affluence trop forte, ils sont destinés à être fermés, obligeant ainsi les touristes à emprunter d’autres chemins.

Le maire entend ainsi dissuader les touristes de venir lors de certaines périodes de forte affluence, comme durant le week-end de Pâques.

Des touristes partagés

Les résidents et travailleurs, munis de leur carte de transport vénitienne, peuvent en revanche circuler librement. « En tant que Vénitien, je pense que réguler le flux des touristes est juste », a souligné mardi à l’AFP Sean Felt, chargé de renseigner les touristes sur les portiques.

La mesure était jugée « utile » par une touriste italienne, qui confiait avoir ainsi une impression de « sécurité et d’ordre », mais un couple de Français était plus partagé. « Je pense que c’est dommage pour l’activité touristique. Je pense que Venise y perd d’avoir des gens bloqués et frustrés de ne pouvoir aller voir des monuments », assenait Paul.

« C’est choquant d’être bloqué, mais à cette période je suis d’accord », nuançait Valérie. « Le tourisme oui, mais à quel prix ? Si c’est pour nuire à la ville… »

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