L'accord nucléaire iranien n'est «en aucune manière négociable» dit Hassan Rohani à Emmanuel Macron

NUCLEAIRE Cet accord passé à Vienne en 2015 est qualifié de « ridicule » par Donald Trump qui menace de dénoncer ce texte signé par son prédécesseur Barack Obama...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron et Hassan Rohani à New York en septembre 2017.
Emmanuel Macron et Hassan Rohani à New York en septembre 2017. — LUDOVIC MARIN / AFP

Les positions se durcissent. Ce dimanche, le président iranien Hassan Rohani a déclaré que l’accord nucléaire entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 conclu en 2015 n’est en « aucune manière négociable ». Ce message, directement adressé à son homologue français Emmanuel Macron a été publié sur le site de présidence iranienne.

« L’accord nucléaire ou tout autre sujet sous son prétexte n’est en aucune manière négociable », a-t-il assené. L’Iran « n’acceptera aucune restriction au-delà de ses engagements » conformes aux règles internationales après 2025, a-t-il ajouté.

Un accord «ridicule»

Fruit d’âpres négociations entre Téhéran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’accord de Vienne est qualifié de « ridicule » par Donald Trump qui menace de dénoncer ce texte signé par son prédécesseur Barack Obama.

Le président Trump, fervent opposant à l’accord signé en juillet 2015, doit annoncer le 12 mai s’il « déchire » ce texte âprement négocié, alors que M. Macron a plaidé pour un « nouvel accord » plus complet.

Quatre «piliers»

Mercredi soir, le président français Emmanuel Macron a affiché son pessimisme concernant l’attitude du chef d’Etat américain. « L’analyse rationnelle de la totalité de ses déclarations ne m’incite pas à penser qu’il fera tout pour maintenir » l’accord signé avec l’Iran, a-t-il déclaré à la presse.

La proposition avancée par Emmanuel Macron à son homologue lors de sa visite d'Etat de trois jours est de préserver l'accord d'origine qui deviendrait le premier des «quatre piliers» d'un futur texte. Les autres «piliers» concerneraient l'après-2025, quand certaines clauses concernant les activités nucléaires vont expirer, mais aussi les missiles balistiques très controversés de Téhéran et son rôle jugé «déstabilisateur» dans la région.