«l'UE doit être prête à réagir avec efficacité et célérité» contre des sanctions commerciales américaines

ECONOMIE Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont succédés à Washington pour tenter de convaincre le président américain Donald Trump de préserver l’UE de sanctions commerciales.

20 Minutes avec AFP

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Les trois chefs d'Etat se sont dit
Les trois chefs d'Etat se sont dit — FRANCOIS LENOIR / POOL / AFP

L’Union européenne «doit se tenir prête à réagir, le cas échéant, avec efficacité et célérité», ont mis en garde Emmanuel Macron, Angela Merkel et Theresa May contre des sanctions commerciales américaines.

«Les trois dirigeants souhaitent que Washington ne prenne pas de mesures contraires aux intérêts transatlantiques», selon un communiqué publié dimanche par l’Elysée à l’issue d’un entretien téléphonique, la veille, entre le président français, la chancelière allemande et la Première ministre britannique.

Lobbying à Washington

Cette semaine, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont succédés à Washington pour tenter de convaincre le président américain Donald Trump de préserver l’UE de sanctions commerciales.

Plusieurs pays, dont le Canada, le Mexique, l’Union européenne et la Corée du Sud, ont bénéficié d’exemptions aux taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium annoncées en mars par l’administration américaine. Mais celles-ci arrivent à expiration le 1er mai et pourraient ne pas être renouvelées.

Faire «des concessions»

Larry Kudlow, principal conseiller économique de Donald Trump, a d’ailleurs signifié jeudi que l’UE devait faire «des concessions» si elle voulait échapper à ces droits. Les Européens ont eux dit et répété que, sans exemption, des mesures de représailles viseront des produits emblématiques américains. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont également plaidé auprès de Donald Trump pour sauvegarder l’accord stratégique sur le nucléaire iranien.

Lors de leur entretien téléphonique, les trois dirigeants ont échangé «sur la double dynamique affirmée à Washington», «d’une part, la poursuite du travail de conviction jusqu’au 12 mai pour que les États-Unis restent dans l’accord de 2015» et «d’autre part, un travail à engager, dès à présent, pour intégrer l’acquis de cet accord dans un accord-cadre, plus large, qui couvre aussi la période après 2025, ainsi que les préoccupations des États-Unis et de l’Europe sur l’activité balistique iranienne et les conflits au Moyen-Orient».