Brésil: Deux blessés après des tirs contre des supporters de Lula

VIOLENCES Un homme, touché au cou, a été admis en soins intensifs, et des débris ont légèrement blessé une femme à l’épaule...

B.D. avec AFP

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L'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, le 2 avril 2018, à Rio de Janeiro, au Brésil.
L'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, le 2 avril 2018, à Rio de Janeiro, au Brésil. — MAURO PIMENTEL / AFP

Deux partisans de l’ex-président brésilien Lula ont été blessés ce samedi à l’aube par des tirs visant une veillée de soutien à Curitiba, près de Sao Paulo, où l’ancien chef de l’Etat est emprisonné, a dénoncé sa formation le Parti des Travailleurs (PT, gauche).

Le PT a condamné « les tirs dont a été la cible le campement » ce samedi à l’aube « qui ont fait deux blessés, dont un grave, touché au cou ». Cet homme a été admis en soins intensifs dans un hôpital de Curitiba, a précisé le PT, qui a qualifié cet incident d'« attentat ».

Plusieurs tirs

Selon les premières informations des autorités, une personne aurait tiré à plusieurs reprises, touchant une cabine de toilettes chimiques dont les débris ont légèrement blessé une femme à l’épaule, explique le communiqué. Des douilles de 9 mm ont été retrouvées sur place, ajoute le texte.

Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, purge depuis le 7 avril une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment d’argent. Des partisans de l’icône de la gauche et des dirigeants du PT campent depuis à quelques centaines de mètres du siège de la police fédérale où Lula est incarcéré.

Lula a été accusé d’avoir accepté en guise de pots-de-vin un luxueux appartement dans une station balnéaire du sud du Brésil de la part d’OAS, une compagnie de BTP qui cherchait à obtenir des contrats auprès de l’entreprise pétrolière publique Petrobras.

Très largement en tête dans les intentions de vote à la présidentielle d’octobre, il estime être victime d’un « procès politique » destiné à l’empêcher de se présenter à un troisième mandat. L’ex-président (2003-2010) nie toute culpabilité.