Trump assure qu'il ne laissera pas l'Iran développer d'armes nucléaires

DIPLOMATIE En visite à Washington, Angela Merkel, elle, s'est prononcée en faveur d'un «nouvel accord» plus strict...  

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump a reçu Angela Merkel à la Maison Blanche le 27 avril 2018.
Donald Trump a reçu Angela Merkel à la Maison Blanche le 27 avril 2018. — van Vucci/AP/SIPA

Berlin est sur la même longueur d’onde que Paris. L’accord actuel sur le nucléaire iranien ne suffit pas à contenir les ambitions de Téhéran, a déclaré vendredi la chancelière allemande Angela Merkel lors d’une visite à Washington.

« Nous sommes d’avis que le JCPOA est une première étape qui a contribué à ralentir leurs activités sur cet aspect en particulier (…), mais nous pensons aussi, d’un point de vue allemand, que cela n’est pas suffisant pour s’assurer que les ambitions de l’Iran soient maîtrisées et contenues », a déclaré Angela Merkel en utilisant l’acronyme anglais de cet accord.

Trump reste flou sur un éventuel recours à la force

Le président américain a fustigé les autorités iraniennes, qualifiant le régime à Téhéran de « meurtrier ». « Le régime iranien alimente la violence, l’effusion de sang et le chaos dans tout le Moyen-Orient. Nous devons nous assurer que ce régime meurtrier ne s’approche même pas d’une arme nucléaire et que l’Iran mette fin à sa prolifération de missiles dangereux et à son soutien au terrorisme », a-t-il lancé.

Interrogé sur un éventuel recours à la force par un journaliste américain, Donald Trump est resté évasif : « Je ne dis jamais si je vais utiliser la force ou pas, mais une chose est certaine, ils ne vont pas développer d’armes nucléaires, vous pouvez en être sûr ». Trump doit annoncer le 12 mai s’il « déchire » l’accord de 2015 ou pas.

Macron veut trois piliers supplémentaires

Aux termes de ce texte âprement négocié par l’Iran et les grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), Téhéran a accepté de geler son programme nucléaire jusqu’en 2025. « L’Europe et les Etats-Unis devraient être en harmonie sur ce sujet », a ajouté la chancelière lors d’une conférence de presse aux côtés du président Donald Trump.

Mardi à Washington, le président français Emmanuel Macron avait proposé à son homologue américain de préserver l’accord d’origine sur le nucléaire iranien, qui deviendrait le premier des « quatre piliers » d’un « nouvel » accord. Les autres « piliers » concerneraient l’après-2025, quand certaines clauses concernant les activités nucléaires vont expirer, mais aussi les missiles balistiques très controversés de Téhéran et son rôle jugé « déstabilisateur » dans la région.